Elections étudiantes : persevare diabolicum

Les élections étudiantes à Bordeaux IV sont décidément une véritable telenovellas. Je suis déjà en pourparlers avec Hollywood pour une adaptation au cinéma des péripéties quatro-bordelaises.

Après une suspension la veille du scrutin, qui avait obligé à refaire une toute nouvelle campagne in extremis, voici donc que les élections sont cette fois-ci complètement annulées.

Vous vous rappelez peut-être du recours de l’UNI ? L’argumentation de ce recours était que l’élection violait la loi LRU du fait de l’existence de collèges électoraux, qui donnaient plus ou moins d’importance aux voix selon la filière et l’année d’études de l’étudiant qui votait.

En effet (c’est du moins ce que je suppose), l’article L. 712-3 du Code de l’éducation modifié par la loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités ne contient pas une telle distinction, considérant simplement qu’il y a « de trois à cinq représentants des étudiants et des personnes bénéficiant de la formation continue inscrits dans l’établissement« . A fortiori, le décret n°85-59 du 18 janvier 1985 fixant les conditions d’exercice du droit de suffrage, la composition des collèges électoraux et les modalités d’assimilation et d’équivalence de niveau pour la représentation des personnels et des étudiants aux conseils des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ainsi que les modalités de recours contre les élections modifié suite à la loi LRU ne comprend de même aucune indication quand à d’éventuels collèges électoraux pour les usagers, alors qu’il en propose bien pour les représentants des enseignants et du personnel administratif.

Le recours avait été écarté par une Commission de contrôle des élections électorales, sise au Tribunal administratif de Bordeaux. Cette commission est instituée par les articles 37 et 38 du décret précité. Ce recours était une condition de recevabilité pour un recours devant le Tribunal administratif. L’UNI a donc pu défendre les mêmes arguments le Tribunal administratif, et obtenir cette annulation des élections étudiantes.

C’est finalement le même type d’erreur que celle qui avait été commise dans l’affaire de la suspension des élections : distinguer là où la loi ne distingue pas.

Logiquement, les précédentes délibérations du CA, CEVU, CS, et du Président qui a été élu par un CA illégal sont annulées.

Je suis certain que cela pose également des problèmes beaucoup plus profonds. Quant à la composition même du futur CA : ce sont les statuts mêmes qui sont illégaux, puisque ce sont eux qui créent ces collèges électoraux. Je ne suis de même pas expert de la LRU, loin s’en faut, mais je me demande s’il n’y a pas quelques grosses difficultés au niveau des dispositions transitoires : j’y lis que le CA comptera forcément 20 membres, qu’il faut élire un CA avant le 10 août 2008, et que, s’il n’y a pas d’élection valable passé cette date, l’université n’aura plus de président.

Bordeaux IV, dernière université de France encore engluée dans les élections.


EDIT osbivien : Sur son blog, OSB4 demande la démission du Président et de son équipe , qui a « montré une fois de plus son incompétence, et son incapacité à mettre en œuvre la loi L.R.U., que nous condamnons avec d’autant plus de force, mais aussi à organiser des élections légales et régulières » (sentiment partagé par votre hôte). On peut critiquer l’opportunisme politique de bon aloi, il n’en reste pas moins qu’on se demande quelle est la légitimité de l’actuelle majorité.

Celle-ci est à tout le moins précaire : seule liste du collège A (professeurs d’université), ayant perdu 2 recours lancés par ses étudiants en moins de 6 mois, d’autant plus que ce sont les statuts même qui sont contraires à la loi LRU, ce qui démontre l’inefficacité totale des conseils centraux de l’université pour assurer le respect du droit, et la représentation sincère des étudiants.

Je serai tout de même surpris que Jean-Pierre Laborde ne soit pas sérieusement mis face à ses responsabilités par Valérie Pécresse elle-même, par le ministère de l’enseignement supérieur, ou par le Recteur : Bordeaux IV fait tâche dans la belle carte de France des universités passées à la LRU, par la seule faute de ses dirigeants.


EDIT du 11 juillet : L’Université a publié un lapidaire communiqué signé de « l’équipe présidentielle », dans laquelle elle annonce son intention de faire appel.

D’un autre côté, les meilleures sources indiquent que le TA n’a pas annulé les délibérations du CA et du CEVU ; il risque donc y avoir des situations un peu ubuesques : la répartition des locaux entre organisations étudiantes est par exemple maintenue, quelque soit les éventuels résultats des futures élections, alors que les locaux ont été attribués en fonction des résultats à des élections aujourd’hui annulées. Le vice-président étudiant sera également toujours en place, alors que rien n’indique qu’il sera forcément réélu pour les futures élections. A force de vouloir simplifier les choses, on risque de devoir les compliquer…

Universités, le grand soir (?)

Promis, un jour, on n’en entendra plus parler de cette loi Pécresse ! En attendant, L’autre campagne et Sauvons la Recherche ont réalisé un documentaire, intitulé Universités, le grand soir, sur le modèle du précédent, Réfutations. C’est intelligent, c’est réfléchi, ça permet de mieux comprendre comment fonctionne un fac, et ça permet de mieux comprendre les enjeux, in fine, de la loi Pécresse, selon les auteurs et les participants de ce documentaire.

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Je ne dis pas que je suis d’accord, pas non plus que je ne suis pas d’accord, mais juste que ça peut être très intéressant de le voir, et encore mieux, d’en discuter.

Oh, j’oubliais la mention obligatoire :

« Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série « Réfutations » vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) paiement en ligne www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris. »

Vote à bulletin secret à Bordeaux 4 : 64,8 % contre le blocage

Vendredi a eu lieu, comme attendu, une consultation à bulletin secret des étudiants de Bordeaux 4, qui devaient répondre à la question « Pour ou contre le blocage« .

Cette consultation n’a bien sûr, à l’origine, aucune valeur décisionnelle. C’est une consultation organisée par le Président, mais il n’est jamais tenu par la décision, pas plus, d’ailleurs, que par le vote d’une assemblée générale. La décision de fermer l’université est quand même une décisions trop grave pour être (heureusement) laissée aux seuls étudiants. Par ailleurs, s’il y avait eu une majorité pour le « blocage », cela n’aurait pas justifié une fermeture administrative, ni, non plus, un blocage à durée indéterminée. Donc, bien sûr, l’exercice de démocratie avait un biais, puisqu’on cherche un vote qui légitimera a posteriori la venue de CRS sur la fac. Cherchez l’oxymore entre « démocratie » et « biais ».

En gros, donc, le contexte était plutôt celui d’un exercice malhonnête, d’un jeu, dont l’objectif était de désinformer plus les étudiants qu’ils ne l’ont jamais été. J’ai entendu un membre de la corpo de droit (Energie Etudiante, affilié FAGE) signifier à un étudiant de première année que si le blocage était voté, son diplôme n’aurait absolument aucune valeur, et qu’il ne pourrait demander aucun master 2… Quant aux bloqueurs, c’était à qui faisait passer la loi Pécresse pour plus grosse qu’elle n’aurait jamais voulu l’être…

Je suis toujours abasourdi par le fait que ma fac se mette dans tous ses états pour une chose aussi insignifiante que la loi Pécresse. Cette loi n’est pas la loi de casse sociale que j’entends, pas, non plus, une loi de privatisation de l’enseignement supérieur. Cette loi est juste nulle, parce qu’on a fait une réforme vite-vite, qu’elle ne changera rien de sensible pour les étudiants, et même le lifting de la gouvernance d’université n’aura pas forcément les résultats attendus.

Mais bon, ce vote à bulletin secret à eu lieu. Ça fait grand démocrate. Qui s’en plaindrait ? Mais pour pallier au risque de la démocratie, tout semblait être fait pour que le vote contre soit le seul possible. La communication autour du « référendum » était faite par des affiches sur lesquelles on retrouvait la formule « Pour que la démocratie l’emporte, votez » : venant de la présidence, il ne faut pas seulement que la démocratie l’emporte, mais surtout les anti-bloqueurs. La « campagne » contre le blocage était également menée par le moyen de petits tracts imprimés par l’université, diffusés par les « associations étudiantes » (énergie étudiante, mais aussi, particulièrement, la Confédération étudiante ; lors de la dernière campagne électorale, ces deux là s’injuriaient littéralement par amphis interposés, mais visiblement, tout va bien entre eux maintenant).

Ces associations étudiantes, qui représentent les étudiants au Conseil d’administration, et qui y sont d’ailleurs rarement présents, ont même, chose exceptionnelle, ouvert un site web ; je m’en plains pas, mais j’aurais aimé que ce soit également le cas quand les règles des examens ont été modifiés. Mais bon, les règles d’examen, c’est une chose lointaine qui n’intéresse pas les étudiants. A l’inverse des pouvoirs du Président de l’Université.

Les résultats sont clairs : 3 000 votants, 2 000 pour, 1 000 contre. Visiblement, le spectre du communiste aux cheveux gras fait encore peur. Surtout aux adeptes du Ralph Lauren avec l’autocollant rouge et blanc. J’ai surtout tiqué sur le communiqué du Président, et j’ai l’impression qu’il me dit « tout va bien, va voir ailleurs« . Il y a des communications qui ne trompent pas.

Maintenant que l’on sait que Bordeaux 4 peut être consultée sans heurts, je propose les consultations suivantes, qui auront la même portée :

  • pour ou contre la calvitie ?
  • pour ou contre les sifflets quand un prof ou un étudiant arrive en retard ?
  • pour ou contre les marques distributeurs ?

Résumé de la journée du mercredi 21 novembre

Les évènements qui se sont déroulés sur Bordeaux 4 aujourd’hui ne sont pas parmi les plus clairs. N’y ayant pas été moi-même présent, voici ce que m’ont raconté certains des membres du Comité de mobilisation de Bordeaux 4.

De 12 h 30 à 13 h 30 a eu lieu une assemblée générale, qui n’avait pas lieu dans l’amphi (Aula Magna) mais sur le parvis de cet amphi. Visiblement, l’administration était réticente à laisser l’amphi pour l’AG.

Une proposition a été mise au vote, consistant en un mandat au Comité pour bloquer l’université jeudi (pour manifester) et vendredi (pour une AG illimitée, avec vote à bulletin secret, ce qui ne pouvait être mis en place pour l’AG d’aujourd’hui). Cette proposition a été mise au vote, avec vérification des cartes d’étudiants : sur 700 votants, autour 400 ont souhaité le blocage, contre 320 (ordre de grandeur, je n’ai pas les chiffres précis).

A ce moment-là, pour des raisons qui me sont encore obscures, le président de l’Université a pris la décision de fermer Bordeaux 4 toute la journée de jeudi : ni TD, ni cours ne seront assurés demain. A également été décidé par l’administration l’organisation d’un vote à bulletin secret vendredi, de 10 h à 16 h. Je n’ai aucune information sur la tenue des cours et des travaux dirigés vendredi.

Mais, les étudiants du Comité n’étaient pas au courant de cette décision, et ont mis en oeuvre le blocage. Ce blocage prenait progressivement effet : les étudiants ne pouvaient plus entrer dans l’université. Ceux qui y étaient continuaient leurs cours ou TD, qui n’étaient pas interrompus. Plus tard, tous les amphis et salles de TD étaient bloqués.

Devançant cet étau progressif, des professeurs ont interrompu leurs cours. Et visiblement, c’est là que ça a commencé à chauffer, avec des anti-bloqueurs (UNI, Cé, énergie étudiante – corpo de droit) qui en sont venus à étudier l’anatomie des bloqueurs.

Donnant l’impression d’être totalement prise de court, la présidence de l’Université a appelé, aux alentours de 17 heures, les CRS, pour déloger les bloqueurs.

Ceux-ci ont été applaudis et encouragés par les anti-bloqueurs, comme dans les pires facs de France. Mais ça, c’est carrément too much, et profondément délicat lorsqu’on étudie tous sur les mêmes bancs.

Les bloqueurs, au motif qu’ils ne souhaitaient pas être décrédibilisés, ont préféré se retirer autour de 18 h 30.

Quand j’ai quitté la réunion du Comité de mobilisation, les participants débattaient encore des suites à donner au mouvement.

Par ailleurs, aucune information n’est encore publiée aux étudiants, soit par le moyen du mail universitaire, soit par l’intranet, soit par l’ENT, soit par le site web public de Bordeaux 4.

EDIT 22 novembre : Communiqué de la présidence. Il y aura cours vendredi 23, avec une consultation à bulletin secret de 11 à 16 heures dans le hall de l’université. Ah, si les élections étudiantes avaient aussi lieu dans le hall, et pas dans la salle E2856-bis !

Je veux être un otage des gauchistes, moi aussi !

Sur l’édition Bordeaux-Métropole de France 3 (on n’imagine pas à quel point la presse régionale peut avoir une valeur inestimable, des fois), j’entends le président de l’Université, Jean-Pierre Laborde, expliquer qu’il n’est pas tenu par le vote d’une assemblée générale étudiante (ce qui est, heureusement, parfaitement vrai).

Mais ce vote a quand même eu lieu avec une majorité de 53 %, ce qui, par une coïncidence troublante, est également la majorité avec laquelle a été élu Vous-Savez-Qui. Je conçois aisément que ce n’est pas beaucoup pour démontrer la volonté des étudiants de voir les cours suspendus, mais on peut également dire que ce vote a été fait pendant les heures de cours et beaucoup, comme moi, ont préféré entendre avec une joie feinte les commentaires assassins de nos professeurs plutôt que de voter (ou pas).

Sur le site de Bordeaux 4, je lis :

A 7 heures, le comité de mobilisation a bloqué l’accès du bâtiment A (présidence et administration centrale).
Le président et son équipe ont été réunis toute la journée en comité de crise dans la salle des thèses.
A 12 heures, une conférence de presse a rassemblé tous les médias locaux.
A 15 heures, le président a souhaité rencontrer en salle des thèses, les représentants du comité de mobilisation qui ont refusé.
A 16 heures, le président a fait remettre un courrier indiquant qu’il est disposé à accepter de fermer le bâtiment A (présidence et administration centrale) jusqu’à mercredi matin 21 novembre, en y affectant seulement la permanence incendie.
En contrepartie, le président demande que les étudiants du comité de mobilisation quittent les lieux dès ce soir, lundi 19 novembre et qu’ils s’engagent à ne pas perturber les enseignements de la journée du mardi 20 novembre.

Bien sûr, ce n’est pas une provocation. Un bon président d’université n’aurait pas fait différemment pour concilier la sécurité des étudiants, la continuité des cours, et limiter au maximum les heurts entre étudiants au sein de l’université.

Mais je n’arrive pas à m’ôter de la tête que, justement, les enseignements seront perturbés demain. Avec la grève des trams et des bus, avec les embouteillages, avec les manifestations, de nombreux étudiants ne pourront se rendre que difficilement sur un campus particulièrement excentré.

Finalement, si une petite cinquantaine d’étudiants vient semer un petit bordel dans la fac, avec certains nerfs qui seront peut-être un peu à vifs [surtout si tu portes un gilet Lacoste avec un autocollant rouge et blanc exposé fièrement sur ton gascon torse], avec les inévitables remarques des professeurs, qui, quelques soient leurs opinions, mettront de toute façon encore plus d’huile sur le feu, voire attendront qu’il y ait un vrai brasier dans leurs amphis, je pense que ça s’en ressentira sur le climat général des enseignements du jour.

Et je ne pense pas que ce soit bon.

La circonstance que j’ai un exam’ blanc samedi est même complètement étrangère à cet inavouable souhait de voir ma fac fermée pour un mouvement que je soutiens très timidement.

Loi LRU = Loi Logorrhées et Réunions sans Utilité

Hier avait lieu la première assemblée générale de Bordeaux 4. J’y suis allé plus en observateur qu’en tant qu’étudiant moi-même : je voulais surtout comprendre pourquoi les étudiants étaient contre la loi Pécresse, mais je ne soutiens pas la loi LRU pour autant, loin s’en faut.

Et bien, après cette assemblée générale, je n’ai toujours pas compris. Franchement, qu’est-ce qui peut bien être litigieux dans ce pâté de dispositions ? Est-ce que c’est avec cette loi que l’on va avoir une « université ouverte à la jeunesse de notre pays, une université de l’excellence scientifique ; une université riche des talents et des ambitions qui partout sur le territoire national éclosent » ?

J’étais parti pour faire un examen détaillé des dispositions : cela tient en une ligne.

La loi LRU ne change rien.

Ou en tout cas, rien qui n’intéresse les étudiants.

Est-ce que la réduction du CA donnera plus de valeur aux diplômes ? Est-ce qu’une troisième mission « insertion professionnelle et orientation » permettra d’augmenter le taux de réussite (alors que cette nouvelle mission n’est sans doute pas financée) ? Est-ce que le renforcement des pouvoirs du président donnera de la place aux étudiants qui n’en ont pas dans les amphis ? Est-ce que l’augmentation espérée des dons privés transformera la-bonne-vieille-université-d’élite en suppôt-du-capitalisme-triomphant ?

La loi LRU, c’est même pas une réformette, c’est de la gesticulation, on brasse du vent en réglant des points de détail [détail est un mot de la langue française que je peux librement employer, non ?]. Elle changera pas ma vie, et certainement pas celle des autres.

Tout au plus simplifierait-elle l’administration d’une université, et encore, c’est pas dit.

Franchement, j’ai une toute autre explication aux gesticulations étudiantes, confirmées par l’AG d’hier :

  • Comme le Conseil d’administration sous la loi LRU change de configuration, il faut répartir les postes.
  • Comme il faut répartir les postes, il faut de nouvelles élections.
  • Comme il faut de nouvelles élections, les étudiants doivent élire de nouveaux représentants.
  • Et donc, le mouvement, c’est une campagne électorale, qui permet de médiatiser les organisations étudiantes, de les différencier, et donc, de les valoriser pour ces futures élections.

Si jamais la loi LRU est abrogée, c’est génial : les syndicats sortiront renforcés, parce qu’ils auront tous voulus l’abrogation.

Si jamais la loi LRU n’est pas abrogée, c’est moins génial, mais tout aussi efficace : comme il y a 2 % de représentants étudiants en moins, il faut absolument que les étudiants votent de façon massive et votent pour des étudiants qui sont membres de syndicats étudiants, et, tant qu’à faire, le mien.

C’est la seule raison logique que j’ai pour expliquer le spectaculaire retournement de veste de la plupart des syndicats étudiants.

Sans doute y a-t-il des étudiants sincèrement contre la loi Pécresse. Mais il faut quand même une sacrée dose de mauvaise foi, sauf à dire que les étudiants n’ont pas pour vocation de trouver un emploi, que le privé, c’est mal, et que le président de l’université, au bureau E414 est en train de manger des petits enfants au petit-déj’.

Miam.