La FIFA a donc ouvert une enquête disciplinaire à l’encontre de Zinédine Zidane.
Cette enquête est parfaitement justifiée. Il faut comprendre que l’acte en lui-même est suffisamment violent pour en justifier une. Mais il faut ajouter qu’elle s’est faite devant 2 à 3 milliards de télespectateurs, dans une finale de Coupe de Monde, et que c’est sans doute le joueur le plus populaire et le plus célèbre de l’humanité qui l’a commise, dans les 10 dernières minutes de sa carrière. Il faut bien faire la vérité sur ce qui, de toute façon, est un sujet de discussion mondial.
Que risque Zidane ? Au fond, rien de sensible. Il a terminé sa carrière, et n’est donc pas concerné par la moindre interdiction de jouer. Quant à une éventuelle amende, sa portée serait de toute façon assez faible, au vu de la richesse matérielle de Zidane.
L’on parle alors de droit, et non plus de sport. La FIFA a bien sûr un Code disciplinaire [PDF], particulièrement bien rédigé, et souvent amendé. Les juristes réagissent (au demeurant, avec une dimension toujours très footballistique. Mais l’avocat n’est il pas le premier des supporters ?). Parmi les réactions, on peut noter Me Eolas, qui a publié 2 billets de grande qualité, et Diner’s room, pour qui une forme de « légitime défense » peut être mise en jeu.. mais de dire ensuite que ce n’est qu’avec une interprétation d’une saine mauvaise foi qu’on arrive à ce résultat là.
Vague de la mauvaise foi sur laquelle je continuerais de surfer, en partie.


