Il y a autre chose que j’ai remarqué dans l’article de Marc Roche, « Au Royaume-Uni, le Traité de Lisbonne attend désormais la signature d’Elisabeth II » publié au Monde du 12 juin, et que je n’avais pas relevé dans mon précédent billet, par manque de temps : ce fou richissime qui trompe son ennui en demandant à la Haute Cour de Justice (l’équivalent du tribunal de grande instance) de contraindre le Parlement d’organiser un référendum :
L’autre obstacle, le recours en justice déposé par Stuart Wheeler, un donateur du parti conservateur exigeant un référendum, a été écarté par la Haute cour de Londres.
Aux yeux de cet homme d’affaires excentrique, ayant fait fortune dans les paris sportifs, Gordon Brown n’a pas respecté l’engagement de son prédécesseur, Tony Blair, d’organiser une consultation sur la Constitution. « Le refus de tenir un référendum n’est pas seulement immoral, mais illégal », a déclaré son avocat.
On va me dire que je m’acharne. Mais là, l’excuse de la bonne foi ou de l’ignorance sur des affaires compliquées, « techniques » ne tient plus : c’est un problème de compréhension. Quand on lit « John Stuart Wheeler won the case« , ça ne veut pas dire qu’il l’a perdu. J’aurais même tendance à dire que c’est le contraire, bien que je sois loin d’être bilingue.
Attention, gros billet. Avec de vrais morceaux d’Anglais dedans. Lire la suite »


Ce sera peut-être le dernier référendum ayant pour objet la ratification d’un traité communautaire. Le principal argument pour voter non est « If you don’t know, vote no » : vu la complexité des traités communautaires, passés, présents et à venir, je pense que plus aucun État ne voudra avoir le courage d’organiser un référendum, quand bien même la ratification irlandaise du traité de Lisbonne serait obtenue. Il est beaucoup trop compliqué de donner à un tel traité un air sexy, quand il est trop facile d’invoquer 
