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	<title>erablog &#187; énergie étudiante</title>
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		<title>Cordialité partagée !</title>
		<link>http://www.erasoft.fr/2008/05/02/cordialite-partagee/</link>
		<comments>http://www.erasoft.fr/2008/05/02/cordialite-partagee/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 May 2008 16:02:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>erasoft</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet Bordeaux IV]]></category>
		<category><![CDATA[blog]]></category>
		<category><![CDATA[Elections étudiantes 2008]]></category>
		<category><![CDATA[énergie étudiante]]></category>
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		<category><![CDATA[Vie du blog]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avais promis de ne pas bloguer pendant cette période de révisions, mais, juste en vitesse, je voulais vous faire partager de ma fierté d&#8217;avoir reçu ce commentaire :
Fabien &#124; danstoncul@cherche.fr &#124; IP : 86.64.30.195
On a rarement lu autant d’ignorants bla-blater de choses qu’ils ignorent… sous couvert d’une pseudo-analyse scientifique…
Très peu cordialement…
Ce message était en commentaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avais promis de ne pas bloguer pendant cette période de révisions, mais, juste en vitesse, je voulais vous faire partager de ma fierté d&#8217;avoir reçu ce commentaire :</p>
<blockquote><p><strong>Fabien</strong> | danstoncul@cherche.fr | IP : 86.64.30.195</p>
<p>On a rarement lu autant d’ignorants bla-blater de choses qu’ils ignorent… sous couvert d’une pseudo-analyse scientifique…</p>
<p>Très peu cordialement…</p></blockquote>
<p>Ce message était en commentaire du billet &laquo;&nbsp;<a title="Permalink to Les nouveaux étudiants de Bordeaux IV : corpoticides et progressistes ?" rel="bookmark" href="../2008/04/22/les-nouveaux-etudiants-de-bordeaux-iv-corpoticides-et-progressistes/">Les nouveaux étudiants de Bordeaux IV : corpoticides et progressistes ?</a>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>D&#8217;abord, cher Fabien, je comprends que l&#8217;on ne parle pas aux cons, ça les instruit. Ce n&#8217;est néanmoins pas mon point de vue, une chose (de plus ?) qui nous distingue.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas pour moi que j&#8217;écris ce billet (des commentaires un peu agressifs, j&#8217;en ai reçu plein, et j&#8217;ai une réaction assez paradoxale), mais pour les lecteurs et commentateurs de ce blog, parmi lesquels figurent, notamment, la majorité des élus étudiants à Bordeaux IV (et de toutes obédiences confondues par ailleurs, UNEF, OSB4, Esprit étudiant, à ma connaissance). Je crois qu&#8217;ils n&#8217;ignorent pas la situation, ils doivent même la connaitre mieux que moi, <em>à l&#8217;évidence</em>.</p>
<p>Quant à ma petite et insignifiante personne, je n&#8217;ai jamais eu aucune prétention scientifique, et je l&#8217;ai clairement dit dans le billet en question. En revanche, si mes analyses sont par essence contestables, les données dont je fais état, elles, le sont quand même bien moins, puisqu&#8217;elles proviennent de l&#8217;administration de Bordeaux IV elle même.</p>
<p>La raison pour laquelle je ne publierai pas ton commentaire, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;apporte strictement rien au débat (ce qui ne m&#8217;empêchera pas de le commenter). J&#8217;apprécie lorsque l&#8217;on est en désaccord avec moi, parce que très souvent ce désaccord aboutit sur des corrections d&#8217;erreurs ou des remises en cause. C&#8217;est toujours positif. Mais le faire avec des arguments aussi circonstanciés me scotche sur place ; j&#8217;en perds mon anglais.</p>
<p>Je ne compte pas répondre à ton adresse email, bien sûr. Alors, pour me distraire un peu plus et répondre au challenge, j&#8217;ai cherché à qui pouvait donc appartenir cette adresse IP, telle qu&#8217;elle m&#8217;a été délivrée par ma plateforme de blog. Et voici <a href="http://www.db.ripe.net/whois?form_type=simple&amp;full_query_string=&amp;searchtext=86.64.30.195&amp;do_search=Search">l&#8217;identification du propriétaire de cette adresse IP</a> :</p>
<blockquote>
<pre><strong>inetnum</strong>:         86.64.30.192 - 86.64.30.223
netname:         <strong>MAIRIE-DE-BORDEAUX
</strong>[...]</pre>
</blockquote>
<p>La Mairie de Bordeaux ? Un &laquo;&nbsp;Fabien&nbsp;&raquo; ? Non. Ce ne peut pas être possible !</p>
<hr />Sur Internet, quand même, les gens se lâchent, sous couvert de l&#8217;anonymat ! <img src='http://www.erasoft.fr/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<hr /><small>&copy; 2008 http://www.erasoft.fr/<br />Ce fil RSS est pour un usage personnel et non-commercial. L'utilisation de ce fil RSS sur d'autres sites doit être faite en conformité avec le contrat <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" target="_blank">Creative Commons CC-BY-NC-ND-2.0,FR</a>.</small> )</small>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La mise à disposition d&#8217;un local aux organisations étudiantes</title>
		<link>http://www.erasoft.fr/2008/04/26/la-mise-a-disposition-dun-local-aux-organisations-etudiantes/</link>
		<comments>http://www.erasoft.fr/2008/04/26/la-mise-a-disposition-dun-local-aux-organisations-etudiantes/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 17:47:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>erasoft</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bordeaux 3]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Droit public]]></category>
		<category><![CDATA[Elections étudiantes 2008]]></category>
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		<category><![CDATA[erasoft]]></category>
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		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<category><![CDATA[Université Montesquieu Bordeaux IV]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous l&#8217;aurez compris depuis quelques semaines en suivant ce blog, l&#8217;Université n&#8217;est pas que le cadre dans lequel des étudiants se voient gavés d&#8217;une science inutile : c&#8217;est également le cadre d&#8217;un jeu politique, entre usagers et personnels, entre les organisations qui les représentent, et, même, entre les étudiants et leurs représentants. Si ce cadre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous l&#8217;aurez compris depuis quelques semaines en suivant ce blog, l&#8217;Université n&#8217;est pas que le cadre dans lequel des étudiants se voient gavés d&#8217;une science inutile : c&#8217;est également le cadre d&#8217;un jeu politique, entre usagers et personnels, entre les organisations qui les représentent, et, même, entre les étudiants et leurs représentants. Si ce cadre se manifeste évidemment par la participation des étudiants au service public universitaire, ce concours n&#8217;est rendu possible que par la reconnaissance préalable de libertés à ces usagers.</p>
<p>Il est en ainsi de l&#8217;article L. 811-1 du Code de l&#8217;éducation, lui-même dérivé de l&#8217;article 50 la loi Savary n° 84-52 du 26 janvier 1984 d&#8217;orientation sur l&#8217;enseignement supérieur, qui dispose :</p>
<blockquote>
<div class="corpsArt">
<p>Les usagers du service public de l&#8217;enseignement supérieur sont les bénéficiaires des services d&#8217;enseignement, de recherche et de diffusion des connaissances et, notamment, les étudiants inscrits en vue de la préparation d&#8217;un diplôme ou d&#8217;un concours, les personnes bénéficiant de la formation continue et les auditeurs.</p>
<p><em> Ils disposent de la liberté d&#8217;information et d&#8217;expression à l&#8217;égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif, dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d&#8217;enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l&#8217;ordre public.</em></p>
<p><em> Des locaux sont mis à leur disposition. Les conditions d&#8217;utilisation de ces locaux sont définies, après consultation du conseil des études et de la vie universitaire, par le président ou le directeur de l&#8217;établissement, et contrôlées par lui.</em></p>
</div>
</blockquote>
<p>La mise à disposition de locaux dans l&#8217;Université est la conséquence directe de cette liberté d&#8217;information et d&#8217;expression, mais elle ne découle pas, au vu du texte, de la participation des étudiants aux conseils universitaires. Néanmoins, tout ceci semble assez flou ; et le contentieux, assez rare : on peut reconnaitre une certaine réticence des étudiants à s&#8217;attaquer au président de leur université. Sauf, peut-être, dans les facs de droit, ou à leur proximité.</p>
<p><strong>Une jurisprudence rare</strong></p>
<p>C&#8217;est le cas d&#8217;une première décision, rendue dans le cadre de l&#8217;Université<strong> </strong>Paris Dauphine (CE, 9 avril 1999, <em>Université Paris Dauphine</em>, n°<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechExpJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007981938&amp;fastReqId=2044552116&amp;fastPos=1">154186</a>, Juris-data n° 050-481, <em>D</em>. 1999.IR, p. 157).</p>
<p>En l&#8217;espèce, le Président refuse d&#8217;attribuer un local à l&#8217;association locale de l&#8217;UNEF, et le tribunal administratif de Paris avait prononcé l&#8217;annulation de cette décision. Le TA avait en effet considéré que le Président &laquo;&nbsp;<em>était tenu de mettre un local à la disposition de l&#8217;association AGE-UNEF Dauphine sous réserve des nécessités de l&#8217;ordre public</em>&laquo;&nbsp;. C&#8217;est donc dire que le Président avait une compétence liée : dès qu&#8217;une association a pour objet d&#8217;exercer les libertés d&#8217;information et d&#8217;expression dans le cadre de l&#8217;université, un local devrait être mis à disposition, en prenant en compte une lecture très radicale, presque littérale de l&#8217;article 50.</p>
<p>Cette lecture sera rejetée par le Conseil d&#8217;Etat :</p>
<blockquote><p>[...] Eu égard au nombre limité de locaux susceptibles d&#8217;être mis à la disposition des usagers du service public de l&#8217;enseignement supérieur, il appartient au président de l&#8217;université de définir après consultation du conseil des études et de la vie universitaire et sous le contrôle du juge de l&#8217;excès de pouvoir les conditions d&#8217;utilisation de ces locaux, en tenant compte <em>non seulement des nécessités de l&#8217;ordre public mais également d&#8217;autres critères et, notamment, de la représentativité des associations d&#8217;usagers.</em></p></blockquote>
<p>Ainsi, le président doit prendre en compte, pour répartir les locaux, la représentativité des associations d&#8217;usagers. C&#8217;est donc dire que le droit ne découle plus de la liberté d&#8217;expression et d&#8217;information collective des étudiants, mais du concours de ces usagers au service public par leurs représentants. Ce critère de la représentativité n&#8217;est pas exclusif&#8230; mais on peine à voir d&#8217;autres critères objectifs dont le président de l&#8217;université devrait prendre en compte, sauf à parler de favoritisme, ce qui devra être sanctionné par le juge de l&#8217;excès de pouvoir.</p>
<p>Finalement, l&#8217;UNEF aura quand même droit à un local, car elle avait bien un élu&#8230; qui s&#8217;était présenté sous la liste &laquo;&nbsp;<em>Les amoureux du contentieux</em>&laquo;&nbsp;. Ca ne s&#8217;invente pas ! La solution, néanmoins, fleure bon la magouille : cet élu ne s&#8217;était présenté sous une liste UNEF, et n&#8217;avait en apparence aucun lien avec l&#8217;UNEF (les candidats sur cette liste n&#8217;auraient pas souhaité que le logo UNEF s&#8217;affiche sur les bulletins de vote). Finalement, le juge contrôle les faits sur lesquels l&#8217;administration s&#8217;est fondée pour rendre sa décision ; ces motifs étant erronés, la décision est annulée.</p>
<p>Dans une deuxième décision, bien plus proche de chez moi (<a href="http://maps.google.fr/maps?f=d&amp;hl=fr&amp;geocode=11136264861544112102,44.794802,-0.618361&amp;saddr=Esplanade+Antilles,+33600+Pessac+(Universit%C3%A9+Bordeaux+3+Michel+de+Montaigne)&amp;daddr=Universit%C3%A9+Montesquieu+Bordeaux+IV&amp;dirflg=r&amp;sll=44.796668,-0.618153&amp;sspn=0.007172,0.020084&amp;ie=UTF8&amp;ll=44.79685,-0.615234&amp;spn=0.014343,0.040169&amp;t=h&amp;z=15&amp;start=0">à peu près 50 mètres ?</a>), c&#8217;est l&#8217;Université Bordeaux III<strong> </strong>qui était impliquée (CAA Bordeaux,  <em>Université Michel-de-Montaigne Bordeaux III</em>, 10 décembre 2002, AJDA 2003 p. 452, note Claude Durand-Prinborgne).</p>
<p>En l&#8217;espèce, l&#8217;amicale des étudiants de Bordeaux en lettres, langues, et sciences humaines (AEB), représentée au CA et au CEVU, s&#8217;était vu refuser un local, au motif de l&#8217;insuffisance du nombre de locaux, alors que d&#8217;autres associations en bénéficiaient. Le Président refusait également l&#8217;attribution de ce local au motif que l&#8217;AEB ne l&#8217;avait pas utilisé dans son précédent mandat.</p>
<p>Autant dire que le favoritisme dont il était préalablement question pouvait être deviné à travers les circonstances de fait dont la décision fait état. La requête de l&#8217;Université Bordeaux III, tendant à l&#8217;annulation de la décision du TA, a légitiment été rejeté.</p>
<p><strong>Le contrôle du Président</strong></p>
<p>Restreindre néanmoins la question des locaux mis à disposition des organisations représentatives des étudiants (et c&#8217;est bien ce que cette mise à disposition des locaux est devenue, au moins pour partie ; l&#8217;autre hypothèse est la mise à disposition de locaux dans le cadre d&#8217;une assemblée générale, de conférences, qui ont pour objet l&#8217;exercice de ces libertés, mais dans des circonstances de temps spéciales et déterminées) à la simple question de leur attribution serait une erreur. En effet, le président de l&#8217;Université a aussi pour tâche de contrôler ce qui se passe dans ces locaux, pour autant que cela ne porte pas atteinte aux conditions d&#8217;enseignement, à l&#8217;ordre public, et aux conditions d&#8217;utilisation de ces locaux.</p>
<p>La décision Bordeaux III signifie également que cette compétence de contrôle du Président est limitée à ces trois piliers, et ne saurait s&#8217;étendre à un contrôle de l&#8217;utilisation effective des locaux, ce qui peut effectivement paraître surprenant dans des universités dont les locaux ne sont pas illimités. Pour le juge administratif, en effet, &laquo;&nbsp;<em>la circonstance, à la supposer établie, que le  local ultérieurement mis à la disposition de l&#8217;association n&#8217;aurait jamais été utilisé par elle est sans influence sur la légalité de la décision litigieuse</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Claude Durand-Prinborgne, dans son commentaire de la décision Bordeaux III paru à l&#8217;AJDA 2003 p. 452, considérait ainsi que la marge d&#8217;appréciation du Président était étroite pour vérifier le respect des conditions d&#8217;utilisations de locaux, qui trouvent leur source dans un arrêté du Président de l&#8217;Université. Ce contrôle ne peut concerner &laquo;&nbsp;<em>que des obligations fondées soit sur la sécurité des  locaux (hygiène et sécurité), soit sur les conditions de fonctionnement (heures d&#8217;utilisation, conditions d&#8217;accès, nature des activités qui peuvent s&#8217;y dérouler&#8230;), soit sur le respect de l&#8217;obligation de n&#8217;y avoir aucune activité incompatible avec le fondement légal de l&#8217;occupation, par exemple une activité totalement étrangère aux finalités du service public (activité commerciale, activité totalement politique étrangère à l&#8217; université, par exemple).</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Application à Bordeaux IV<br />
</strong></p>
<p>Si je vous écris ce billet, ce n&#8217;est bien sûr pas sans raison. En effet, après les élections étudiantes à Bordeaux IV, la brulante question de l&#8217;attribution des locaux va vite se faire jour.</p>
<p>Précisons d&#8217;emblée qu&#8217;il y a 4 locaux, très récemment rénovés. Et qu&#8217;au vu des résultats des élections, 4 élections ont droit à un local : Esprit Etudiant, UNEF, Confédération étudiante, et OSB4. Il serait évidemment très simple d&#8217;attribuer un local à chaque organisation. Mais&#8230;. il y a un mais.</p>
<p>Esprit Etudiant, attachée au privilège de son ancêtre, voudrait revendiquer 2 locaux, compte-tenu de ses résultats qui font qu&#8217;elle a recueilli la majorité au Conseil d&#8217;administration, et obtient près de la moitié des sièges au CEVU. Suivant cette logique, l&#8217;UNEF aurait donc un local, et Confédération étudiante et OSB4 se partageraient le dernier local restant. Donc, un demi-local pour les deux dernières organisations ; c&#8217;est ainsi que les choses se sont toujours faites à Bordeaux IV.</p>
<p><em>Un double local<br />
</em></p>
<p>Il se murmure également que le second local qui pourrait être attribué à Esprit Etudiant pourrait être destiné aux <a href="http://www.je-bordeaux.eu/">Jeunes étudiants Bordeaux</a> (JEB). Cette association, très active notamment à Bordeaux IV, si elle a vocation à exercer notamment les libertés reconnues au deuxième alinéa de l&#8217;article L. 811-1, n&#8217;est évidemment pas représentative des étudiants de Bordeaux IV, ce qui semble être le critère retenu par le juge administratif pour une attribution directe. Le procédé serait donc qu&#8217;Esprit Etudiant l&#8217;héberge sur son second local, en faisant &laquo;&nbsp;écran&nbsp;&raquo;. Cette seconde vision est, comme on l&#8217;a vu, erronée juridiquement. Exerçant son contrôle, le président ne pourrait que constater que le second local serait attribué <em>de facto </em>à une autre organisation, au mépris des règles d&#8217;attribution du local par le Président et lui seul, et au mépris des conditions d&#8217;utilisation, qui ne peuvent autoriser une activité étrangère à l&#8217;université. Je m&#8217;interroge même ouvertement quand à la possibilité d&#8217;une sanction par l&#8217;organisation en question, s&#8217;agissant de sa privation d&#8217;un droit à un local ; il me semble néanmoins que cette idée ne saurait prospérer, mais il pourrait y avoir &laquo;&nbsp;rescision&nbsp;&raquo; de l&#8217;attribution des locaux.</p>
<p>On pourra également remarquer, au passage, une certaine confusion entre <a href="http://www.je-bordeaux.eu/?page_id=11">les administrateurs de JEB</a> et les élus des listes Esprit Etudiant : Nicolas Jean, administrateur JEB, est élu au Conseil d&#8217;Administration sur la liste EEM. Vincent Correia, &laquo;&nbsp;Vice Président en charge des relations JE &#8211; Universités&nbsp;&raquo;, est également élu au Conseil scientifique, sur les listes EEM.</p>
<p><em>L&#8217;intérêt à agir des organisations lésées par le double local</em></p>
<p>Cette double attribution d&#8217;un local, si elle devait avoir lieu, se ferait au préjudice de la Confédération étudiante et d&#8217;OSB4 : peuvent-elles demander l&#8217;annulation des conditions d&#8217;attribution ? Une décision d&#8217;attribution d&#8217;un demi-local fait-elle grief aux intérêts de ces organisations ? Ma réponse serait plutôt positive : même si les précédentes décision citées faisaient état de refus complet d&#8217;attribuer un local, le juge administratif doit contrôler les conditions d&#8217;attribution de ces locaux par le Président. Répondre par la négative impliquerait qu&#8217;aucune organisation n&#8217;aurait intérêt à agir dans le cadre d&#8217;un recours pour excès de pouvoir, alors qu&#8217;il peut y avoir un doute sur la légalité de cette pratique, et, surtout, des pratiques que cette pratique autorise (attribuer deux locaux à la corpo, par exemple).</p>
<p><em>Le contrôle du prix des polycopiés par le Président, à peine de privation du local</em></p>
<p>Esprit Etudiant, <em>si </em>elle devait réaliser un profit sur la vente de polycopiés, ou sur la vente de billets pour des soirées, réaliserait par des actes de commerce. Chose intéressante : elle ne pourrait par suite avoir droit à un local, dont il serait fait un usage contraire par nature aux conditions d&#8217;utilisation.</p>
<p>Le Président, exerçant son contrôle sur les conditions d&#8217;attribution des locaux, peut demander à Esprit Etudiant si ces ventes sont des actes civils, désintéressés, ou des actes recherchant le profit, qui ne sauraient être autorisés sur les lieux de l&#8217;exercice d&#8217;un service public, sinon dans le cadre des lois qui le règlemente.</p>
<p>Le Président dispose ainsi d&#8217;un outil très puissant pour vérifier la vente des polycops à prix coutant : si Esprit dégage une marge, même minime, elle pourra être privée de son local, alors même qu&#8217;elle aurait des élus. Mais le Président de l&#8217;Université exercera-t-il son contrôle ? Rien ne peut l&#8217;y obliger.</p>
<p>Cela ne vaut pas tant à l&#8217;égard de l&#8217;actuelle Esprit étudiant (qui vend bien moins cher ses polycopés &#8211; de 4 à 9 €, avec dans ce dernier cas 5 € de droits d&#8217;auteur, mais un tel contrôle serait salutaire) qu&#8217;à l&#8217;égard de la précédent corpo, Energie étudiante, qui vendait, elle ses polycopiés à hauteur d&#8217;une vingtaine d&#8217;euros.</p>
<p>Comme je le disais hier, mon cerveau est retors et ne comprend pas des subtilités du droit administratif, mais ça m&#8217;a l&#8217;air de tenir la route. Vous en pensez quoi ? Dans tous les cas, preuve est faite que l&#8217;université ne gave pas ses étudiants d&#8217;une science inutile, à condition qu&#8217;ils s&#8217;en servent&#8230;</p>
<hr /><small>&copy; 2008 http://www.erasoft.fr/<br />Ce fil RSS est pour un usage personnel et non-commercial. L'utilisation de ce fil RSS sur d'autres sites doit être faite en conformité avec le contrat <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" target="_blank">Creative Commons CC-BY-NC-ND-2.0,FR</a>.</small> )</small>]]></content:encoded>
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		<title>Élections étudiantes à Bordeaux IV : pourquoi la corpo de droit ne sera pas candidate au CA</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 02:51:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y a pas que les municipales et les cantonales dans la vie ; ces derniers temps, j&#8217;avoue même m&#8217;être bien plus intéressé aux élections étudiantes qui se déroulent à Bordeaux IV. Même dans mes rêves les plus fous, je n&#8217;aurai pu imaginer telles élections. Même les présidentielles, françaises ou américaines, paraissent ennuyeuses à côté. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&#8217;y a pas que les municipales et les cantonales dans la vie ; ces derniers temps, j&#8217;avoue même m&#8217;être bien plus intéressé aux élections étudiantes qui se déroulent à Bordeaux IV. Même dans mes rêves les plus fous, je n&#8217;aurai pu imaginer telles élections. Même les présidentielles, françaises ou américaines, paraissent ennuyeuses à côté. Jugez plutôt.<span id="more-222"></span></p>
<p>Il est entendu que, traditionnellement, dans une fac de droit, la liste leader est celle de la corporation de droit. Cette &laquo;&nbsp;corpo&nbsp;&raquo; est une association étudiante, locale, se présentant généralement comme apolitique&#8230; et donc, de fait, à droite. A côté, les syndicats étudiants nationaux, peu implémentés et peu actifs, se répartissent des miettes : c&#8217;est le cas de l&#8217;UNEF, de l&#8217;UNI et de la Confédération étudiante (Cé). Il y a donc classiquement une prime au local assez importante, et à une démarche associative : il n&#8217;est pas nécessaire d&#8217;en extrapoler les raisons. A me lire, on se demande même pourquoi encore organiser des élections.</p>
<p>Bordeaux IV correspond à ce schéma :</p>
<ul>
<li>La corporation de droit traditionnelle, s&#8217;appelle « Énergie Étudiante » (« Énergie » ou EE), qui, entre autres activités, organise la semaine d&#8217;intégration et le gala. Apolitique comme il faut.</li>
<li>L&#8217;UNEF ? Elle a <a href="http://www.lexhic.fr/post2380.html">perdu les clés</a> de son local, totalement absente de la mobilisation contre la loi Pécresse, ce qui a d&#8217;ailleurs fait les choux gras d&#8217;un spontané autant qu&#8217;éphémère « Comité de mobilisation ».</li>
<li>La Confédération étudiante paraîtrait globalement un peu plus active et implantée, mais avec des prises de positions connues pour être illisibles, voire hypocrites, sinon carrément carriéristes.</li>
<li>Quant à l&#8217;UNI, elle n&#8217;a pas de local, ce qui signifie qu&#8217;elle est super-minoritaire : paradoxalement, la réforme des conseils centraux par la loi Pécresse, en réduisant le nombre de sièges réservés aux étudiants, devrait même en écarter définitivement toute chance pour l&#8217;UNI d&#8217;y accéder.</li>
<li>Reste une dernière organisation anecdotique et marginale : l&#8217;<a href="http://osb4.blogspot.com/">Organisation Séparatiste de Bordeaux IV</a> (OSB4), discrète, provocante, avec de claires références à gauche, voire anarchistes ou libertaires (?). Mais sans moyens sérieux.</li>
</ul>
<p><strong>Une énergie très dissipée. </strong>Tout était comme gravé dans le marbre. Mais il va falloir tout recalculer : le château de cartes s&#8217;est écroulé, et remet en cause des décennies de stabilité politique.</p>
<p>Un sentiment vague. Des rumeurs, qui se font de plus en plus précises, puis qui se recroisent. Des personnes qui font mauvaise mine, voire, qu&#8217;on ne voit bizarrement plus du tout, alors même que les rumeurs s&#8217;acharnent sur eux. Finalement, on donne un véritable statut d&#8217;information à des rumeurs. Et surtout, des questions qui dérangent, de nombreuses personnes qui ne veulent pas y répondre.</p>
<p><em>Énergie Étudiante n&#8217;est plus !</em> Séisme.</p>
<p>Selon des sources autorisées (mais sans que cela n&#8217;ait un véritable statut d&#8217;information), on raconte qu&#8217;Énergie Étudiante aurait été dissoute, ou, à tout le moins, aurait été laissée tomber par ses cadres. Il se murmure en effet qu&#8217;il y aurait eu une confusion entre le portefeuille de ses dirigeants et de l&#8217;association, avec notamment des histoires de <a href="http://www.lexhic.fr/post2825.html">voyages personnels payés grâce aux revenus</a> tirés de l&#8217;organisation de soirées étudiantes, de la vente de polycopiés, ou du Gala de Bordeaux IV. Un jeune et ambitieux étudiant périgourdin, arrivant à Bordeaux IV, aurait tout découvert ; promettant son silence contre la dissolution.</p>
<p>C&#8217;est en tout cas ce que font état les rumeurs les plus précises ; impossible d&#8217;avoir une information de première main digne de ce nom. On sait tous en tout cas une chose : ni les étudiants, ni les professeurs, n&#8217;ont de nouvelles de cette vénérable institution qu&#8217;est la Corpo Énergie Etudiante.</p>
<p><strong>Un esprit très énergique. </strong>Néanmoins, il était entendu que celui qui en aurait pris la place gagnerait les élections, et un sacré pactole en subventions. « <a href="http://www.esprit-etudiant.fr/">Esprit Étudiant Montesquieu </a>» (« Esprit », ou « EE-M ») en avait bien envie. Cette association, <a href="http://www.journal-officiel.gouv.fr/association/index.php?ACTION=Rechercher&amp;HI_PAGE=1&amp;HI_COMPTEUR=0&amp;original_method=get&amp;WHAT=Esprit+%C9tudiant+Montesquieu+">créée au cours du mois de février</a>, suite aux silencieux émois causés par l&#8217;affaire Énergie, promettait un renouvellement de la vie étudiante et associative, voulait remettre de l&#8217;ordre et retrouver une certaine éthique, perdue au profit de valeurs purement commerciales. Une opération mains propres était en marche.</p>
<p>Las, on s&#8217;est vite aperçu qu&#8217;on avait juste changé l&#8217;étiquette, et racheté une nouvelle virginité, mais que dans le fond, les cadres, sinon l&#8217;esprit, d&#8217;Esprit étaient les mêmes que ceux d&#8217;Énergie. Ce qui, en fait, démontrerait une certaine léthargie…</p>
<p>D&#8217;abord, inutile de réfléchir à un message : l&#8217;important, c&#8217;est de communiquer. Avant même de prendre des positions, avant même de réfléchir à un programme, Esprit a immédiatement publié un journal, de plusieurs pages, qui est surtout un prétexte (pas illégitime d&#8217;ailleurs) pour qu&#8217;on parle d&#8217;eux. Beaucoup ont d&#8217;abord pensé qu&#8217;Esprit Étudiant était le nouveau nom d&#8217;Énergie Étudiante, alors qu&#8217;Esprit souhaitait justement s&#8217;en distinguer. Le journal faisait plutôt preuve d&#8217;une cynique et naïve démagogie : acheter un vote par un éloge de Rachida Dati, et une blague sur le fait que personne ne peut se lécher le coude, c&#8217;est de la communication politique <em>low-cost</em>.</p>
<p>Justement, en parlant de prix, comment cette association, qui se voit appelée aux plus hautes destinées, se finance ? En effet, le journal comptait 4 feuilles A3, et était diffusé à plusieurs milliers d&#8217;exemplaires. Cela a un coût (que j&#8217;estime à 2000 €, au vu des tarifs que l&#8217;on peut retrouver sur Internet). Esprit n&#8217;a pas de soutien logistique ; indépendance oblige. Il faut donc qu&#8217;ils se débrouillent. <a href="http://assobordeaux.celeonet.fr/index.php?option=com_fireboard&amp;Itemid=27&amp;func=view&amp;id=24&amp;catid=3&amp;limit=6&amp;limitstart=0">Réponse (surprenante) des intéressés</a> : le financement d&#8217;Esprit Étudiant (sans subvention, sans élu, sans moyen d&#8217;avoir des ressources) proviendrait en majorité d&#8217;un prêt consenti par une banque. Je suis persuadé qu&#8217;un tel établissement de crédit qui prête à des étudiants qui n&#8217;ont rien, et pas la moindre garantie, pourrait vite être assailli de demandes si nous en connaissions l&#8217;identité. Pour le reste, <a href="http://assobordeaux.celeonet.fr/index.php?option=com_fireboard&amp;Itemid=27&amp;func=view&amp;id=24&amp;catid=3&amp;limit=6&amp;limitstart=6">le financement proviendrait de sponsors</a>… mais qui n&#8217;ont pas eu le moindre encart publicitaire dans ledit journal.</p>
<p>Élément d&#8217;information sans aucun rapport : on ne sait pas où est passé la caisse d&#8217;Énergie Étudiante. Il faut souligner également qu&#8217;on n&#8217;en connaissait pas le montant.</p>
<p>Chose louche : en mars, Esprit Étudiant s&#8217;installe dans un local. Un local, c&#8217;est en fait une petite salle allouée par le Conseil d&#8217;administration aux organisations représentatives. Or, Esprit Étudiant n&#8217;a pas d&#8217;élu, et ne représente rien de plus qu&#8217;elle-même. L&#8217;explication avancée est confuse :</p>
<ul>
<li>Soit <a href="http://assobordeaux.celeonet.fr/index.php?option=com_fireboard&amp;Itemid=27&amp;func=view&amp;id=24&amp;catid=3&amp;limit=6&amp;limitstart=6">le président de l&#8217;association qui occupait ce local (Effervescence, corpo AES) a donné son accord pour héberger Esprit Étudiant</a>. Dans le même souffle, on présente Effervescence comme « défunte »… mais elle a quand même un président (!). On peut être rassuré : <a href="http://www.journal-officiel.gouv.fr/association/index.php?ctx=eJwlybEOgyAQAND7FOPqUODKAd0MORMXTYrpSgzBqSkWjd*foW998Q1bhXh9YD2OkiB!oQ9h9mO*jPPU8DDw88XB8!S5SaXupa5nvp0150e7lL2FmKCTUjklHSqBxjojjLX0j7smoTUKg2hJkXBI8AOkmB5p&amp;cref=%2b10758561527218384459&amp;ACTION=r">Effervescence n&#8217;est pas dissoute</a>. En revanche, le président en question appréciera.</li>
<li>Soit c&#8217;est parce que <a href="http://assobordeaux.celeonet.fr/index.php?option=com_fireboard&amp;Itemid=27&amp;func=view&amp;id=24&amp;catid=3&amp;limit=6&amp;limitstart=6">Esprit a une base d&#8217;élus étudiants, et donc dispose d&#8217;une légitimité démocratique</a>. Il faut noter, néanmoins, que ces élus étudiants (qui viennent d&#8217;une <a href="http://ieje.u-bordeaux4.fr/">antenne délocalisée de Bordeaux IV à Périgueux</a>) ont tous été élus sur des listes d&#8217;Énergie Étudiante, et en sont maintenant dissidents. Ce fondement est néanmoins très discutable, et le choix de leur accorder ce local n&#8217;est évidemment pas neutre.</li>
</ul>
<p>Élément d&#8217;information sans aucun rapport : Aziel Goulandris, président d&#8217;Esprit Étudiant-Montesquieu, <a href="http://www.u-bordeaux4.fr/infoglueDeliverLive/accueil/vie_etudiante?&amp;printing=yes">était jusqu&#8217;à il y a peu chargé de mission étudiant</a>, c&#8217;est-à-dire vice-président étudiant. <a href="http://www.lexhic.fr/post2250.html">M. Goulandris a démissionné de cette fonction de chargé de mission étudiant le 11 mars</a>, afin d&#8217;éviter tout conflit d&#8217;intérêt. Le local a été attribué le 6 mars 2008.</p>
<p>Les premiers contacts pris avec eux ont permis de comprendre que le fer de lance de leur programme aurait été une baisse du prix des polycopiés. Entendez d&#8217;abord que l&#8217;organisation entend par ce moyen dire que les étudiants peuvent être des vaches à lait pour des professeurs soucieux de se préserver un 13<sup>e</sup>, voire, un 14<sup>e</sup> mois de salaire. En revanche, Esprit entendrait prendre moins de marge ; mais des marges quand même, alors que ce service devrait être fourni à prix coûtant. Enfin, cela veut également dire qu&#8217;Esprit entend purement et simplement reprendre la place d&#8217;Énergie Étudiante dans le marché des polycops. Ils souhaitent également reprendre le flambeau d&#8217;Énergie dans l&#8217;organisation d&#8217;un gala.</p>
<p>Les liens entre Énergie et Esprit semblent s&#8217;accumuler. Vous en voulez un autre, anecdotique ? <a href="http://www.lexhic.fr/topic298.html">Ils ont le même hébergeur, et il est hautement probable qu&#8217;ils aient le même webmaster</a>, voire, que le détenteur de l&#8217;ancien site d&#8217;Énergie Étudiante soit celui de l&#8217;actuel site d&#8217;Esprit Étudiant. Il y a peut-être la volonté de s&#8217;en distinguer, il y a peut-être des militants d&#8217;Esprit qui n&#8217;étaient pas à Énergie, mais dans le fond, l&#8217;esprit d&#8217;Esprit, c&#8217;est l&#8217;esprit d&#8217;Énergie (<a href="http://osb4.blogspot.com/2008/03/esprit-est-tu-l_15.html">et je ne suis pas le seul à le penser</a>). Mais inutile d&#8217;épiloguer, puisque finalement, <em>Esprit Étudiant, ne se présentera pas</em> aux élections étudiants, alors même qu&#8217;elle avait une véritable autoroute.</p>
<p><strong>Du difficile apprentissage des règles dans une fac de droit.</strong> Jeudi était la date de clôture du dépôt des listes électorales. Esprit Étudiant, OSB4, l&#8217;UNEF, l&#8217;UNI, et toutes les personnes qui le souhaitent et le peuvent, doivent déposer des listes dans plusieurs des <a href="http://www.lexhic.fr/download/file.php?id=59&amp;mode=view">collèges des représentants des étudiants</a>, jusqu&#8217;à 16 heures. C&#8217;est à partir de ce moment-là que des versions divergent, et il y en a bien une qui est fausse, tant elles sont opposées.</p>
<p>La <a href="http://www.lexhic.fr/post2890.html">première version</a>, émise plutôt par les supporters d&#8217;Esprit Étudiant Montesquieu, est la suivante. Jeudi, à 14 heures 30, l&#8217;administration refuse la liste d&#8217;EE-M déposée au CA, et une partie de la liste déposée au CEVU, parce qu&#8217;il manquait les dates de naissance et les nationalités des étudiants qui y figuraient. Finalement, ils auront mis une minute de trop pour faire ces ajouts : les étudiants arrivent à 16 h 01 au secrétariat général de l&#8217;université, pour déposer la liste, et on le leur refuse. En revanche, la Confédération étudiante est resté jusqu&#8217;à 16 heures 20 passées pour finir de remplir leur liste dans les bureaux de l&#8217;administration. Plus tard, les étudiants se sont rendu compte que la date de naissance et la nationalité des étudiants ne sont pas des informations qui doivent figurer sur la liste, et donc, la fac aurait dû accepter leur liste dès 14 heures 30. Scandale.</p>
<p>Cette version m&#8217;interpelle pour une foultitude de motifs. On parle en effet d&#8217;une heure et demie pour récupérer les dates de naissance et nationalité de 5 personnes pour les listes du CA, et de 6 personnes pour la liste des premiers cycles du Conseil des Études et de la Vie universitaire : c&#8217;est un peu long. Par ailleurs, cette information est bien sûr connue de l&#8217;université et du secrétariat général ; en effet, si la date de naissance et la nationalité ne sont effectivement pas des formalités imposées par <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=4C44CFFC974A2D13FA250C4D45F3D43E.tpdjo11v_3?idArticle=LEGIARTI000006445010&amp;cidTexte=LEGITEXT000006065043&amp;dateTexte=20080324">l&#8217;article 22</a> du <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=4C44CFFC974A2D13FA250C4D45F3D43E.tpdjo11v_3?cidTexte=JORFTEXT000000333593&amp;dateTexte=20080324">décret n°85-59 du 18 janvier 1985 fixant les conditions d&#8217;exercice du droit de suffrage, la composition des collèges électoraux et les modalités d&#8217;assimilation et d&#8217;équivalence de niveau pour la représentation des personnels et des étudiants aux conseils des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ainsi que les modalités de recours contre les élections</a> (ouf !), il est en revanche demandé… la photocopie de la carte d&#8217;étudiant. Vérification faite, ma date de naissance figure sur ma carte d&#8217;étudiant de Bordeaux IV… ainsi que le numéro d&#8217;étudiant, qui permet d&#8217;accéder à toutes les informations administratives nécessaires, et même bien plus. Pour terminer le spectacle, je ne vois pas pourquoi la moitié « 1<sup>er</sup> cycle » de la liste du CEVU aurait été retirée, alors que s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un oubli, cet oubli aurait du être répétée sur <em>toutes</em> les listes présentées par EE-M. On passera sur le fait que repousser la faute sur une méconnaissance des textes par les administratifs de l&#8217;université n&#8217;est pas très sport, et sur évidemment l&#8217;accusation de favoritisme de la Confédération étudiante, qui, franchement, ne se bat que pour garder un siège au CA, alors que de l&#8217;autre côté, EE-M a pour tête de liste un ancien VPE, qui a réussi à faire avoir un local à son assoce à la limite des règles. Mais elle se fait pénaliser dans la dernière ligne droite.</p>
<p>Cette version fut, curieusement jugée peu crédible par-rapport à une seconde version, plutôt rapportée par les adversaires d&#8217;EE-M (et <a href="http://www.lexhic.fr/post2862.html">particulièrement de la Confédération étudiante</a>, qui a donc assisté à la scène). <a href="http://www.lexhic.fr/post2837.html">Selon cette version</a> (<a href="http://www.lexhic.fr/post2786.html">recoupée par un autre témoignage indépendant</a>), les colistiers d&#8217;EE-M aurait décidé au dernier moment de retirer la liste, pour la modifier suite à des dissensions de dernière minute. Les négociations ont duré si longtemps qu&#8217;ils ont été surpris par le temps. Ils sont entrés alors dans le bureau de la secrétaire générale alors que la Cé s&#8217;y trouvait déjà, car elle était venue déposer sa liste un peu avant 16 heures. La secrétaire générale a refusé la liste de EE-M, au motif que l&#8217;heure de clôture des dépôts de candidature était écoulée de 5 minutes. L&#8217;équipe d&#8217;Esprit Étudiant aurait néanmoins <a href="http://www.lexhic.fr/post2752.html">souhaité engager des « négociations » avec la présidence de l&#8217;Université</a> pour que la liste soit malgré considérée recevable. <a href="http://www.lexhic.fr/post2822.html">Ces négociations ont effectivement eu lieu</a>, mais n&#8217;ont pas abouti. Scandale (mais dans l&#8217;autre sens).</p>
<p>Peu importe en réalité la version que l&#8217;on juge crédible (même si la deuxième semble plus sérieuse) : Esprit Étudiant ne pourra pas être candidate au CA. En revanche, elle serait candidate au CEVU, pour les 2ème et 3ème cycles, et au Conseil scientifique. Or, le Conseil d&#8217;administration est le conseil qui prend des décisions ; tous les autres conseils centraux ont uniquement une voie consultative.</p>
<p>Se présentent donc pour les élections étudiantes du 3 avril, pour les étudiants de 1<sup>er</sup> cycle (parmi lesquels figurent les licences en droit), au Conseil d&#8217;administration :</p>
<ul>
<li>UNEF</li>
<li>UNI</li>
<li>Cé</li>
<li>OSB4</li>
</ul>
<p>De même, en deuxième cycle, il n&#8217;y a que deux listes : l&#8217;UNEF et OSB4.</p>
<p>On se retrouve donc dans des élections étudiantes incroyablement ouvertes, sans corpo de droit pour truster les sièges des conseils centraux. Le choix va se faire pour la première fois sur des critères politiques et idéologiques (UNI, le centre, ou la gauche) ou sur des critères territoriaux et organisationnels (syndicats étudiants nationaux, ou organisation locale). Compte-tenu de la prime au local, OSB4 pourrait être avantagée ; le mouvement contre la loi Pécresse a par ailleurs montré que la plupart des étudiants sont ouverts à une organisation de gauche. Néanmoins, sans communication, sans moyens, la campagne semble déjà perdue par-rapport à trois organisations qui, elles, savent où trouver des photocopieuses. Comment OBS4 va-t-elle pouvoir faire campagne ?</p>
<p>Dans l&#8217;attente de ce choix, Esprit Étudiant semblerait vouloir jouer le rôle d&#8217;arbitre et soutenir une liste, sans néanmoins qu&#8217;aucune modification, d&#8217;aucune liste, ne soit encore possible. Cette tentative désespérée de revenir dans le jeu politique de l&#8217;université sera-t-elle suivie d&#8217;effet ?</p>
<p>Ces choix restent encore à faire : la campagne peut maintenant <em>commencer</em>.</p>
<hr /><small>&copy; 2008 http://www.erasoft.fr/<br />Ce fil RSS est pour un usage personnel et non-commercial. L'utilisation de ce fil RSS sur d'autres sites doit être faite en conformité avec le contrat <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" target="_blank">Creative Commons CC-BY-NC-ND-2.0,FR</a>.</small> )</small>]]></content:encoded>
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