C’est la première fois que j’ai 16 billets en attente de publication. Il y a vraiment de tout : un compte-rendu d’une audience correctionnelle à la Cour d’appel de Bordeaux, ou une personne s’excuse de ne pas pas pouvoir venir en raison d’un régime sans sel, une analyse du recours que pourrait avoir la Wikimedia Foundation contre un contributeur de mauvaise foi (tiré de cette affaire), un outing de mon prof de droit des affaires qui a plagié le Que sais-je de droit commercial, sans le citer, et quelques commentaires d’arrêt complètement ratés, parce que les arrêts que j’ai pris n’apportaient rien de fabuleux.
On ne parle jamais de cette phase en back-office : pour un billet publié, combien de billets abandonnés, vagabondants incognito dans une base de données, abandonnés jusqu’à ce quelqu’un se résigne à les jeter d’un pont…
Particulièrement, les derniers billets (que je vais supprimer) m’interpellent : ils concernent tous la personne qui a été élue Président de la République.
Entre l’affaire du SMS (que je comptais prendre à rebours, en me demandant si, en envoyant un SMS à son ex, il ne commettait pas une faute vis-à-vis de sa fiancée d’alors), le prix Busiris qui devrait Lui être attribué pour le contournement de la décision du Conseil constitutionnel, sans oublier bien sûr le « pauv’ con », j’en ai (un peu) marre.
Cela me prend du temps, alors que de meilleures analyses sont plus rapidement publiées ailleurs. Et mes vrais billets perso passent à la trappe pendant ce temps.
Il faudrait presque deux blogosphères juridiques, maintenant. Une pour commenter les fautes, les infractions, les détournements de procédure et les violations de la Constitution de notre Président de la République, et une autre pour faire une analyse juridique de l’autre actualité.
En ma qualité de pauv’ con, je vous promets que je ne parlerais plus de la personne qui occupe momentanément l’Elysée la Lanterne. Ceux qui ont voté pour lui devront l’assumer en leur for intérieur, et ne devront pas compter sur moi pour les dédouaner de leur responsabilité, en invoquant l’impulsivité, l’agressivité, la superficialité personnelles du Président de la République. Personne ne découvre rien.
Au menu, donc, à terme,
- la suite de Légifrance 2008 : avis consolidé, avec le parcours nécessaire pour afficher la jurisprudence.
- un billet (peut-être) pour tenter de répondre à cette question : comment moi, Erasoft, puis-je me procureur les comptes d’une association étudiante subventionnée par une université, sans que je n’y sois adhérent ? Hin hin, les élections étudiantes approchent.
- un billet, sur lequel je ne me suis pas encore penché, mais c’est une promesse, sur l’état du droit du téléchargement illégal (ou non).
Toutes idées bienvenues, je crois que je m’engage bien trop !


