Partir dans un pays étranger n’est assurément pas forcément simple (si on veut partir l’esprit tranquille, à tout le moins). Ce qui complique pas mal de choses au Royaume-Uni particulièrement, c’est l’usage d’une autre monnaie que celle à laquelle on est (à peine ?) habituée : la livre sterling. Mais la remarque vaut également pour ceux qui partent ailleurs.
J’ai créé mon premier compte à feu La Poste – Services financiers, désormais La Banque Postale (LBP). Bêtement, la banque de mes parents. J’étais tout fier, avec mon duvet, d’avoir enfin ma première carte bancaire. Mais si ce compte m’a plutôt satisfait, n’ayant aucun besoin financier particulier (sauf celui de ne pas être trop souvent à découvert), partir au Royaume-Uni avec serait une profonde erreur.
Parce qu’autant la banque ne pose pas de souci quand on vit sa vie normalement, autant, dès qu’on a des besoins particuliers, la banque ne s’oublie pas au passage. Et donc, c’est le cas lorsque vous lui demandez de convertir des euros et livres sterlings. LBP se régale prenant une commission de 2,2 % dans l’opération, avec une commission minimum de 1 € lorsqu’il s’agit de paiement en carte bancaire, ou une commission de 3,5 € + 2 % du montant lorsqu’il s’agit de retraits en espèces.
C’est tolérable lorsque ces transactions sont exceptionnelles, ça l’est beaucoup moins lorsqu’on parle de quelque chose comme 7 ou 8 000 € (soit une commission de l’ordre de 200 €, c’est-à-dire un vrai budget à prévoir). Du coup, je suis parti en quête d’une autre solution bancaire qui soit plus à l’aise avec des transactions internationales.

La première idée qui m’est venue est celle d’HSBC, qui m’a été discrètement soufflée par mon père, se rappellant de la pub que le CCF (racheté par HSBC, et qui travaille maintenant sous son enseigne) avait faite en 2003, mais également des panneaux publicitaires qu’il avait pu voir dans les aéroports.
Si en France elle est plutôt peu développée (et à la limite de la banque privée, tant ils sont exigeants sur leur clientèle -hors étudiants), c’est la première banque du Royaume-Uni, la première banque européenne, mais également la première entreprise mondiale selon Forbes.
Ce que HSBC propose ce sont des retraits de cash sans commission dans les DAB (en anglais ATM) HSBC. Et comme la vie fait bien les choses, il y en a un à Canterbury en plein quartier commercial.
Le cash, c’est bien, mais ça présente ses limites. Et pour avoir une carte bancaire et des chèques avec lesquels on payera sans frais, il faut avoir un compte directement en Angleterre. Pour l’instant, c’est encore un peu la zone d’ombre (entre mes pronostics, ce que peuvent en dire les copains, et ce que peuvent en dire les différents conseillers de la hotline HSBC). Je suis sûr de pouvoir en avoir un, mais je préfèrerais avoir le compte étudiant HSBC plutôt que le Passport, dont je m’accommoderai au cas où (de même que sa rémunération à 10%). C’est encore un peu trouble, et de toute façon, je ne peux rien faire en attendant.
Dans tous les cas, il faudra bien faire des virements internationaux. Que ce soit le salaire de mon job d’été, mes pourboires, la substantielle contribution de mes parents, ils sont libellés en euros. Je ne voudrais pas que l’argent économisé en commission de change pour mes retraits soit perdu dans les commissions des virements internationaux. Ça tombe bien, HSBC fait également des virements internationaux gratuits (hors frais de correspondants de 17,94 €).
Du coup, on se dit que la livre sterling n’est plus vraiment une fatalité, et je pourrais alors profiter d’un contexte monétaire plutôt intéressant.



