Il n’y a pas que les municipales et les cantonales dans la vie ; ces derniers temps, j’avoue même m’être bien plus intéressé aux élections étudiantes qui se déroulent à Bordeaux IV. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurai pu imaginer telles élections. Même les présidentielles, françaises ou américaines, paraissent ennuyeuses à côté. Jugez plutôt.
Il est entendu que, traditionnellement, dans une fac de droit, la liste leader est celle de la corporation de droit. Cette « corpo » est une association étudiante, locale, se présentant généralement comme apolitique… et donc, de fait, à droite. A côté, les syndicats étudiants nationaux, peu implémentés et peu actifs, se répartissent des miettes : c’est le cas de l’UNEF, de l’UNI et de la Confédération étudiante (Cé). Il y a donc classiquement une prime au local assez importante, et à une démarche associative : il n’est pas nécessaire d’en extrapoler les raisons. A me lire, on se demande même pourquoi encore organiser des élections.
Bordeaux IV correspond à ce schéma :
- La corporation de droit traditionnelle, s’appelle « Énergie Étudiante » (« Énergie » ou EE), qui, entre autres activités, organise la semaine d’intégration et le gala. Apolitique comme il faut[1].
- L’UNEF ? Elle a perdu les clés de son local, totalement absente de la mobilisation contre la loi Pécresse, ce qui a d’ailleurs fait les choux gras d’un spontané autant qu’éphémère « Comité de mobilisation ».
- La Confédération étudiante paraîtrait globalement un peu plus active et implantée, mais avec des prises de positions connues pour être illisibles, voire hypocrites, sinon carrément carriéristes.
- Quant à l’UNI, elle n’a pas de local, ce qui signifie qu’elle est super-minoritaire : paradoxalement, la réforme des conseils centraux par la loi Pécresse, en réduisant le nombre de sièges réservés aux étudiants, devrait même en écarter définitivement toute chance pour l’UNI d’y accéder.
- Reste une dernière organisation anecdotique et marginale : l’Organisation Séparatiste de Bordeaux IV (OSB4), discrète, provocante, avec de claires références à gauche, voire anarchistes ou libertaires (?). Mais sans moyens sérieux.
Une énergie très dissipée. Tout était comme gravé dans le marbre. Mais il va falloir tout recalculer : le château de cartes s’est écroulé, et remet en cause des décennies de stabilité politique.
Un sentiment vague. Des rumeurs, qui se font de plus en plus précises, puis qui se recroisent. Des personnes qui font mauvaise mine, voire, qu’on ne voit bizarrement plus du tout, alors même que les rumeurs s’acharnent sur eux. Finalement, on donne un véritable statut d’information à des rumeurs. Et surtout, des questions qui dérangent, de nombreuses personnes qui ne veulent pas y répondre.
Énergie Étudiante n’est plus ! Séisme.
Selon des sources autorisées (mais sans que cela n’ait un véritable statut d’information), on raconte qu’Énergie Étudiante aurait été dissoute[2], ou, à tout le moins, aurait été laissée tomber par ses cadres[3]. Il se murmure en effet qu’il y aurait eu une confusion entre le portefeuille de ses dirigeants et de l’association, avec notamment des histoires de voyages personnels payés grâce aux revenus tirés de l’organisation de soirées étudiantes[4], de la vente de polycopiés[5], ou du Gala de Bordeaux IV[6]. Un jeune et ambitieux étudiant périgourdin, arrivant à Bordeaux IV, aurait tout découvert ; promettant son silence contre la dissolution.
C’est en tout cas ce que font état les rumeurs les plus précises ; impossible d’avoir une information de première main digne de ce nom. On sait tous en tout cas une chose : ni les étudiants, ni les professeurs, n’ont de nouvelles de cette vénérable institution qu’est la Corpo Énergie Etudiante.
Un esprit très énergique. Néanmoins, il était entendu que celui qui en aurait pris la place gagnerait les élections, et un sacré pactole en subventions. « Esprit Étudiant Montesquieu » (« Esprit », ou « EE-M ») en avait bien envie. Cette association, créée au cours du mois de février, suite aux silencieux émois causés par l’affaire Énergie, promettait un renouvellement de la vie étudiante et associative, voulait remettre de l’ordre et retrouver une certaine éthique, perdue au profit de valeurs purement commerciales. Une opération mains propres était en marche.
Las, on s’est vite aperçu qu’on avait juste changé l’étiquette, et racheté une nouvelle virginité, mais que dans le fond, les cadres, sinon l’esprit, d’Esprit étaient les mêmes que ceux d’Énergie. Ce qui, en fait, démontrerait une certaine léthargie…
D’abord, inutile de réfléchir à un message : l’important, c’est de communiquer. Avant même de prendre des positions, avant même de réfléchir à un programme, Esprit a immédiatement publié un journal, de plusieurs pages, qui est surtout un prétexte (pas illégitime d’ailleurs) pour qu’on parle d’eux. Beaucoup ont d’abord pensé qu’Esprit Étudiant était le nouveau nom d’Énergie Étudiante, alors qu’Esprit souhaitait justement s’en distinguer. Le journal faisait plutôt preuve d’une cynique et naïve démagogie : acheter un vote par un éloge de Rachida Dati, et une blague sur le fait que personne ne peut se lécher le coude, c’est de la communication politique low-cost.
Justement, en parlant de prix, comment cette association, qui se voit appelée aux plus hautes destinées, se finance ? En effet, le journal comptait 4 feuilles A3, et était diffusé à plusieurs milliers d’exemplaires. Cela a un coût (que j’estime à 2000 €, au vu des tarifs que l’on peut retrouver sur Internet). Esprit n’a pas de soutien logistique ; indépendance oblige[7]. Il faut donc qu’ils se débrouillent. Réponse (surprenante) des intéressés : le financement d’Esprit Étudiant (sans subvention, sans élu, sans moyen d’avoir des ressources) proviendrait en majorité d’un prêt consenti par une banque. Je suis persuadé qu’un tel établissement de crédit qui prête à des étudiants qui n’ont rien, et pas la moindre garantie, pourrait vite être assailli de demandes si nous en connaissions l’identité. Pour le reste, le financement proviendrait de sponsors… mais qui n’ont pas eu le moindre encart publicitaire dans ledit journal.
Élément d’information sans aucun rapport : on ne sait pas où est passé la caisse d’Énergie Étudiante. Il faut souligner également qu’on n’en connaissait pas le montant.
Chose louche : en mars, Esprit Étudiant s’installe dans un local. Un local, c’est en fait une petite salle allouée par le Conseil d’administration aux organisations représentatives. Or, Esprit Étudiant n’a pas d’élu, et ne représente rien de plus qu’elle-même. L’explication avancée est confuse :
- Soit le président de l’association qui occupait ce local (Effervescence, corpo AES) a donné son accord pour héberger Esprit Étudiant[8]. Dans le même souffle, on présente Effervescence comme « défunte »… mais elle a quand même un président (!). On peut être rassuré : Effervescence n’est pas dissoute. En revanche, le président en question appréciera.
- Soit c’est parce que Esprit a une base d’élus étudiants, et donc dispose d’une légitimité démocratique. Il faut noter, néanmoins, que ces élus étudiants (qui viennent d’une antenne délocalisée de Bordeaux IV à Périgueux) ont tous été élus sur des listes d’Énergie Étudiante, et en sont maintenant dissidents. Ce fondement est néanmoins très discutable, et le choix de leur accorder ce local n’est évidemment pas neutre.
Élément d’information sans aucun rapport : Aziel Goulandris, président d’Esprit Étudiant-Montesquieu, était jusqu’à il y a peu chargé de mission étudiant, c’est-à-dire vice-président étudiant. M. Goulandris a démissionné de cette fonction de chargé de mission étudiant le 11 mars, afin d’éviter tout conflit d’intérêt. Le local a été attribué le 6 mars 2008[9].
Les premiers contacts pris avec eux ont permis de comprendre que le fer de lance de leur programme aurait été une baisse du prix des polycopiés. Entendez d’abord que l’organisation entend par ce moyen dire que les étudiants peuvent être des vaches à lait pour des professeurs soucieux de se préserver un 13e, voire, un 14e mois de salaire. En revanche, Esprit entendrait prendre moins de marge ; mais des marges quand même, alors que ce service devrait être fourni à prix coûtant. Enfin, cela veut également dire qu’Esprit entend purement et simplement reprendre la place d’Énergie Étudiante dans le marché des polycops. Ils souhaitent également reprendre le flambeau d’Énergie dans l’organisation d’un gala.
Les liens entre Énergie et Esprit semblent s’accumuler. Vous en voulez un autre, anecdotique ? Ils ont le même hébergeur, et il est hautement probable qu’ils aient le même webmaster, voire, que le détenteur de l’ancien site d’Énergie Étudiante soit celui de l’actuel site d’Esprit Étudiant. Il y a peut-être la volonté de s’en distinguer, il y a peut-être des militants d’Esprit qui n’étaient pas à Énergie, mais dans le fond, l’esprit d’Esprit, c’est l’esprit d’Énergie (et je ne suis pas le seul à le penser). Mais inutile d’épiloguer, puisque finalement, Esprit Étudiant, ne se présentera pas aux élections étudiants, alors même qu’elle avait une véritable autoroute.
Du difficile apprentissage des règles dans une fac de droit. Jeudi était la date de clôture du dépôt des listes électorales. Esprit Étudiant, OSB4, l’UNEF, l’UNI, et toutes les personnes qui le souhaitent et le peuvent, doivent déposer des listes dans plusieurs des collèges des représentants des étudiants, jusqu’à 16 heures. C’est à partir de ce moment-là que des versions divergent, et il y en a bien une qui est fausse, tant elles sont opposées.
La première version, émise plutôt par les supporters d’Esprit Étudiant Montesquieu, est la suivante. Jeudi, à 14 heures 30, l’administration refuse la liste d’EE-M déposée au CA, et une partie de la liste déposée au CEVU, parce qu’il manquait les dates de naissance et les nationalités des étudiants qui y figuraient. Finalement, ils auront mis une minute de trop pour faire ces ajouts : les étudiants arrivent à 16 h 01 au secrétariat général de l’université, pour déposer la liste, et on le leur refuse. En revanche, la Confédération étudiante est resté jusqu’à 16 heures 20 passées pour finir de remplir leur liste dans les bureaux de l’administration. Plus tard, les étudiants se sont rendu compte que la date de naissance et la nationalité des étudiants ne sont pas des informations qui doivent figurer sur la liste, et donc, la fac aurait dû accepter leur liste dès 14 heures 30. Scandale.
Cette version m’interpelle pour une foultitude de motifs. On parle en effet d’une heure et demie pour récupérer les dates de naissance et nationalité de 5 personnes pour les listes du CA, et de 6 personnes pour la liste des premiers cycles du Conseil des Études et de la Vie universitaire : c’est un peu long. Par ailleurs, cette information est bien sûr connue de l’université et du secrétariat général ; en effet, si la date de naissance et la nationalité ne sont effectivement pas des formalités imposées par l’article 22 du décret n°85-59 du 18 janvier 1985 fixant les conditions d’exercice du droit de suffrage, la composition des collèges électoraux et les modalités d’assimilation et d’équivalence de niveau pour la représentation des personnels et des étudiants aux conseils des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ainsi que les modalités de recours contre les élections (ouf !), il est en revanche demandé… la photocopie de la carte d’étudiant. Vérification faite, ma date de naissance figure sur ma carte d’étudiant de Bordeaux IV… ainsi que le numéro d’étudiant, qui permet d’accéder à toutes les informations administratives nécessaires, et même bien plus. Pour terminer le spectacle, je ne vois pas pourquoi la moitié « 1er cycle » de la liste du CEVU aurait été retirée, alors que s’il s’agissait d’un oubli, cet oubli aurait du être répétée sur toutes les listes présentées par EE-M. On passera sur le fait que repousser la faute sur une méconnaissance des textes par les administratifs de l’université n’est pas très sport, et sur évidemment l’accusation de favoritisme de la Confédération étudiante, qui, franchement, ne se bat que pour garder un siège au CA, alors que de l’autre côté, EE-M a pour tête de liste un ancien VPE, qui a réussi à faire avoir un local à son assoce à la limite des règles. Mais elle se fait pénaliser dans la dernière ligne droite.
Cette version fut, curieusement jugée peu crédible par-rapport à une seconde version, plutôt rapportée par les adversaires d’EE-M (et particulièrement de la Confédération étudiante, qui a donc assisté à la scène). Selon cette version (recoupée par un autre témoignage indépendant), les colistiers d’EE-M aurait décidé au dernier moment de retirer la liste, pour la modifier suite à des dissensions de dernière minute[10]. Les négociations ont duré si longtemps qu’ils ont été surpris par le temps. Ils sont entrés alors dans le bureau de la secrétaire générale alors que la Cé s’y trouvait déjà, car elle était venue déposer sa liste un peu avant 16 heures. La secrétaire générale a refusé la liste de EE-M, au motif que l’heure de clôture des dépôts de candidature était écoulée de 5 minutes. L’équipe d’Esprit Étudiant aurait néanmoins souhaité engager des « négociations » avec la présidence de l’Université pour que la liste soit malgré considérée recevable[11]. Ces négociations ont effectivement eu lieu, mais n’ont pas abouti. Scandale (mais dans l’autre sens).
Peu importe en réalité la version que l’on juge crédible (même si la deuxième semble plus sérieuse) : Esprit Étudiant ne pourra pas être candidate au CA. En revanche, elle serait candidate au CEVU, pour les 2ème et 3ème cycles, et au Conseil scientifique. Or, le Conseil d’administration est le conseil qui prend des décisions ; tous les autres conseils centraux ont uniquement une voie consultative.
Se présentent donc pour les élections étudiantes du 3 avril, pour les étudiants de 1er cycle (parmi lesquels figurent les licences en droit), au Conseil d’administration :
- UNEF
- UNI
- Cé
- OSB4
De même, en deuxième cycle, il n’y a que deux listes : l’UNEF et OSB4.
On se retrouve donc dans des élections étudiantes incroyablement ouvertes, sans corpo de droit pour truster les sièges des conseils centraux. Le choix va se faire pour la première fois sur des critères politiques et idéologiques (UNI, le centre, ou la gauche) ou sur des critères territoriaux et organisationnels (syndicats étudiants nationaux, ou organisation locale). Compte-tenu de la prime au local, OSB4 pourrait être avantagée ; le mouvement contre la loi Pécresse a par ailleurs montré que la plupart des étudiants sont ouverts à une organisation de gauche. Néanmoins, sans communication, sans moyens, la campagne semble déjà perdue par-rapport à trois organisations qui, elles, savent où trouver des photocopieuses. Comment OBS4 va-t-elle pouvoir faire campagne ?
Dans l’attente de ce choix, Esprit Étudiant semblerait vouloir jouer le rôle d’arbitre et soutenir une liste, sans néanmoins qu’aucune modification, d’aucune liste, ne soit encore possible. Cette tentative désespérée de revenir dans le jeu politique de l’université sera-t-elle suivie d’effet ?
Ces choix restent encore à faire : la campagne peut maintenant commencer.
Notes et références
- Un ancien élu au Conseil d’administration d’Énergie Étudiante, Fabien Robert, était candidat aux cantonales, sur une liste Modem soutenue par Juppé, et battu, est adjoint à la mairie de Bordeaux. D’autres anciens de cette asso était colistiers d’Alain Juppé. Pour une association apolitique, il y a peu d’étudiants de gauche.
- On sait que la dissolution d’une association, pour être opposable aux tiers, doit faire l’objet d’une publication au Journal officiel-Associations… Ce qui n’est pas encore le cas à l’heure actuelle, puisque la version en ligne du JO-A ne fait état que des modifications des statuts, effectuées en 2000 et 2004, mais pas d’une dissolution. La dissolution, si elle a eu lieu, n’est donc pas opposable aux tiers.
- Ce qui est confirmé par les intéressés eux-mêmes, qui ont créé un groupe… Energie Etudiante 1996-2008 sur Facebook, et qui parle clairement d’une « ancienne association Energie Etudiante«
- Par exemple, la semaine d’intégration, dont le clou du spectacle est bien sûr une soirée payante au profit d’Énergie, mais subventionnée en partie par la fac.
- Il semble que la vente de polycopiés n’était pas inscrite dans les comptes d’Énergie, alors que c’en est le principal business ; en l’absence d’une comptabilité crédible, les professeurs étaient plus rémunérés à l’œil qu’en proportion des ventes réelles.
- Là encore, subventionnée par l’Université a hauteur de 15 000 €.. On rêverait que cette somme soit dépensée en chauffage (!) ou en préfabriqués, dont les toits se sont déjà effondrés.
- La Confédération étudiante, elle, fait tourner la photocopieuse de la CFDT ; l’UNEF, pour autant que ce soit possible, du PS ; et l’UNI, de l’UMP
- Sur le fondement d’un décret, dont on parle beaucoup, pris par le Président de l’Université… !
- Source : le groupe Facebook d’Esprit Étudiant Montesquieu
- Dissensions d’autant plus crédible qu’un certain « Joseph » aurait quitté la Confédération étudiante pour être tête de liste sur EE-M
- Objet de la négociation : décider qu’à 16 heures 05, il est encore 15 h 59, ou faire antidater la déclaration de candidature par le président de l’Université, choses qui « risquent » d’annuler tout le processus électoral.


Commentaires 7
Je n’aurais qu’une seule chose à dire : Dallas, ton univers impitoyableeeee…. Dallas… glorifies la loi du plus fort….
C’est dingue comme toutes les élections étudiantes peuvent se ressembler : complots, dissensions, petits meurtres entre amis, traitrise, corruption,…
Publié 24 mar 2008 à 9:52 ¶De vrais politiciens en herbe ces étudiants…
excellente enquête !
Publié 24 mar 2008 à 10:37 ¶J’adore !
Publié 24 mar 2008 à 11:07 ¶En tout cas sur leur site : silence radio, circulez y a rien à voir !
Mon ami Erasoft (et oui, nouveau statut
,
ton « histoire » me fait halluciner !!!
d’une part on ne peut qu’en être choqué (si tout s’avère exact)
et d’autre part, tu as il faut le dire un « don » pour l’écriture ! on se croirait presque dans un roman (ou plutôt une brève nouvelle lol ) incroyablement prennant, dis-moi, aurais-tu été un assidu lecteur d’Agatha Christie dans ta tendre enfance ?!?
en tout cas je prends tes infos comme exactes, comme d’hab, je te fais confiance, « tu es » mes infos sur l’actualité de Bdx IV! merci
Publié 25 mar 2008 à 0:54 ¶Merci à chacun de vos encouragements qui me confortent dans ma démarche. Et je vais en avoir besoin, parce que se documenter, et trouver des sources est un vrai travail de liliputien !
SqeekY : Un « don » pour l’écriture ? C’est le plus beau compliment qu’on puisse me faire. Ceci dit, ça n’a rien à voir avec Agatha Christie.. encore que le sujet s’y prête !
Publié 25 mar 2008 à 1:39 ¶Bien que je n’aie – nécessairement – aucune opinion sur la question, je n’en admire pas moins l’opiniâtreté de Monsieur le Procureur ERASOFT dans son enquête préliminaire ! Il ébauche sous nos yeux – quasiment en direct au fil de ses investigations – son « réquisitoire introductif »……un régal !
Publié 25 mar 2008 à 19:06 ¶Bref, je me suis demandé ce que pouvait être un « chargé de mission étudiant, donc un vice-président » selon ton expression….
J’ai donc consulté le code de l’éducation en son article L 712-6 qui fixe les règles de composition des fameux CEVU :
http://www.legifrance.com/affichCodeArticle.do;jsessionid=192D65D6AC7ABF72FD5D7E0D45505D60.tpdjo12v_3?idArticle=LEGIARTI000006525348&cidTexte=LEGITEXT000006071191&dateTexte=20080325
Mais, manifestement, la situation de ces vice-président est loin d’être claire si j’en crois ce qui est dit sur le site de la conférence des étudiants vice-présidents d’université
http://www.cevpu.com/vice-presidents.php
Tantôt, ils sont appelés « vice-président », tantôt, comme à BORDEAUX IV, « chargé de mission »
et, paradoxalement, leur mode de désignation n’est pas très clair….
Diantre, fichtre, bigre, que l’Université (avec un « U » majuscule ») est complexe voire nébuleuse !
Philmer : c’est effectivement un peu brouillon.
La réalité, c’est que c’est une pratique de certaines universités (poussées par l’UNEF, et pas de façon illégitime à mon avis), dès lors que cela figure dans les statuts de l’université.
Cette pratique s’est généralisée, mais il n’y a jamais eu aucune harmonisation, quant à l’intitulé de la fonction (chargé de mission étudiant, ou vice-président étudiant), quant à ses attributions (délégation de signature du Président, ou pas ?) et quant à son mode de nomination et sa responsabilité.
Ainsi, à Bordeaux IV, il y avait un chargé de mission étudiant, nommé par le Président.
Néanmoins, la loi Pécresse, avec l’article L. 712-6 du Code de l’éduc’ que tu cites change la donne, et harmonisant la chose. Le vice-président étudiant s’entendra maintenant du vice-président du CEVU, élu par tous les membres du CEVU (profs, étudiants, ATOS). Le vice-président étudiant est « chargé des questions de vie étudiante en lien avec les CROUS », et peut recevoir une délégation de signature du président.
C’est comme ça que ça marchera… après les élections.
Publié 25 mar 2008 à 19:26 ¶Trackbacks & Pingbacks 1
[...] aux élections étudiantes sans apporter mes excuses à Joseph Morin. J’avais en effet, par ce blog, propagé la rumeur selon laquelle il était responsable de l’absence d’EE-M au Conseil [...]
Publiez un nouveau commentaire