Je me permets de publier un billet de « l’organisation séparatiste de Bordeaux 4″, sur le sujet très local des réformes des examens. Je commence à en avoir un peu marre, puisque c’est la troisième ou quatrième version qu’on nous propose, et le tout, dans un silence assourdissant… Je me prononcerais sans doute personnellement à ce sujet plus tard.
Un petit message sur le blog… Cela fait longtemps que ce n’était pas arrivé. Ce soir point d’ironie mordante ni d’humour grinçant. Est-ce les sons du silence d’Emiliana Torrini, ou mon coup de blues qui me dicte ce message? Je ne saurais, mais j’espère que mon ecoeurement sera palpable…
Ecoeurement, c’est le mot. Demain se déroule un Conseil du CEVU (CEVU : Conseil des études et de la vie universitaire) très important et point de bruit n’est venu des organisations étudiantes qui s’en occupent. Car l’heure est grave. Demain une des questions fondamentales portera sur la réforme des repêchages du cursus licence en droit. La proposition qui est pour l’instant soumise au vote, sera de rendre l’inscription aux exams obligatoires, ce qui n’est pas fondamentalement gênant. En revanche le plus gênant est là; désormais il sera nécessaire d’avoir une moyenne minimale de 8/20 par semestre pour être autorisé à passer les repêchages. Cette réforme est proposé dans le but de réduire les coûts relatifs aux repêchages… Peut être.
Pour nous nous voyons là une injustice. Injustice car cela peut entraîner une rupture manifeste de l’équité pour les examens. Que deviennent les étudiants salariés obligés de compter sur deux cessions. Personne n’est non plus à l’abri d’un problème lors du passage de ces examens… Cette réforme est en soit inquiétante et risque désormais de faire peser un couperet sur les étudiants qui pour moultes raisons auraient des difficultés au moment des examens. La réforme stipule l’existence d’une commission chargé de fournir des dérogations, mais sur quelles bases, ceci n’est point indiqué.
Aujourd’hui contre cette reforme nous nous élevons. Nous conseillons à chaque étudiant de demander aux organisations élues de porter au devant de vous les discussions sur le sujet. Cette réforme est en pourparlers depuis le début de l’année et seul nous avons cru bon de vous en avertir. Selon les associations représentées aux conseils, il parait que le sujet n’intéresse pas les étudiants. Nous vous demandons nous d’en réfléchir et de demander des comptes à ceux qui discutent ces réformes. Nous ne souhaitons pas que cela soit un prémice à une sélection encore plus arbitraire à l’entrée de l’université.
Enfin nous sommes écoeurés par l’autogestion qui est en place au sein de cette université. Cette réforme n’a fait l’objet d’aucune publication de la part de la présidence de l’université. AUCUNE information n’a été diffusé. Nous condamnons l’attitude du président de cette université monsieur Jean Pierre Laborde. Il y a quasiment un an des étudiants de cette université on cru bon de bloquer un amphithéâtre pour combattre une réforme injuste appelée CPE. Un an plus tard nous voyons une université essayer de manière détournée avec la bienveillance d’associations désireuse de conserver leurs subventions de faire passer une réforme majeure en catimini…
Aujourd’hui nous appelons les étudiants à réagir. Si cette réforme passe de l’utopie à la réalité, nous inciterons les étudiants à demander des comptes et à refuser que ce soit sur eux que pèse les erreurs commises par des réformes aléatoires.


Commentaires 9
La légalité de la proposition mériterait d’être examinée …
Publié 13 mar 2007 à 6:48 ¶Je vois pas en quoi le fait de mettre un seuil de 8/20 min est génant … ca a toujours été comme ca à Stras et c’est très bien! (pour une fois que je ne critique pas ^^)
Il y a plus en jeux que des problèmes de coûts, nous sommes d’accord, mais je ne vois pas en quoi cela pose problème pour l’équité des examens. Il faut faire un tri vu le nombre d’étudiants en droit en constante augmentation.
En plus, n’avons carrément plus de rattrapages à Stras … alors sachez relativisez les bordelais!!!!
Publié 13 mar 2007 à 17:54 ¶J’ai du mal à percevoir en quoi cette réforme serait scandaleuse. Je connais mal mes voisins de Bordeaux IV mais j’y connais très bien une jeune petite étudiante avec qui, le hasard faisant bien les choses, je vis.
En travaillant à peine pour la fac (elle a peu de temps pour elle car elle est en prépa D1/Cachan en même temps) elle valide ses semestres avec plus de 13 de moyenne.
J’ai du mal à croire qu’un élève motivé par le droit et capable d’y faire carrière n’arrive pas à avoir 8/20 à son semestre. Les accidents arrivent toujours, mais ils peuvent se solder par un redoublement, ce n’est pas si grave.
Je comprends de moins en moins bien cette société où tout doit être « safe », où l’on est sûr d’avoir ses examens tellement les modalités de vidage sont impossible à réunir, où l’on est sûr d’avoir un job, un toit, etc.
Non je ne suis pas un sale libéral ou un tenant du chacun pour soi, mais j’estime que 8/20, c’est pas beaucoup demander.
Après, je me trompe peut-être, comme je l’ai dit, je connais mal Bdx IV…
Publié 13 mar 2007 à 20:05 ¶J’ajouterais que cette « Organisation », dont les tracts se répandent parfois jusqu’à nos bâtiments, me semble puer le souffre.
Je pense que pour eux même Laguiller est une néolibérale. Et je pense qu’ils sont tous usivis à Charles Perrens pour paranoïa caractérisée.
Quoique « l’administration » (ce monstre froid) fasse, c’est contre les étudiants et pour les riches patrons qui fument des cigares à Wall Street.
Du calme, les jeunes.
Publié 13 mar 2007 à 20:08 ¶Juste sur la forme… « une réforme qui stipule », je conseille amicalement à l’auteur de relire la page 834 du vocabulaire juridique du Cornu pour ne pas tomber dans le travers des journalistes utilisant du vocabulaire juridique.
Publié 14 mar 2007 à 16:26 ¶le contrat stipule !!!!
Publié 16 mar 2007 à 11:19 ¶Je ne trouve pas ca si troublant non plus. Car avant d’essayer de reprendre des etudes de droit à 30 ans, je suis passée par la fac de sciences il y a ouh, une bonne dizaine d’année (ca ne rajeunit pas tout cz
)et c’etait comme cela. En reprenant la fac l’année dernière, j’ai été choquée de voir que l’on pouvait compenser un 3 avec un 17 sans aucun probleme. Car en tant que prof, je ne peux cautionner un tel gachis. Evidemment qu’il peut y avoir des accidents, mais un accident de 3/20 à mon sens, ce n’est pas un accident, c’est une impasse. La qualité des formations universitaires tient à la compétence des étudiants qui en sortent, et l’université n’a rien à gagner dans des systèmes de compensation sans aucun garde fou.
Publié 23 mar 2007 à 10:39 ¶oups je corrige, je m’enflamme toujours tres vite
.
Publié 23 mar 2007 à 11:01 ¶Petite nuance : quand j’étais à la fac, il ne pouvait y avoir compensation avec des notes inférieures à 8 pour la première session, ces notes inférieures à 8 conduisaient toujours au rattrapage. Evidemment, le principe est très différent de celui que vous énoncez. Cependant, on peut quand meme concevoir qu’une moyenne de 8 soit faisable meme pour des étudiants qui travaillent, dans la mesure ou si un étudiant n’est pas admis au rattrapage, il n’est pas viré de la fac à coup de pied dans le derrière mais est autorisé à redoubler. A l’université de paris 1, ils avaient un autre problème contre lequel ils se sont mobilisés au début d’année, qui est l’obligation d’avoir la moyenne dans les fondamentaux pour valider son année, meme si la compensation donne une moyenne supérieure à 10. La encore une fois, je ne voit pas vraiment le problème, ce sont les règles du jeu et il faut les respecter dans une optique de qualité de formation. Personnellement, je prefere ce type de selection qu’une selection sur dossier à l’entrée, car la on donne sa chance à tout étudiant qui veut bien se donner la peine de travailler même s’il n’a pas vraiment le rpofil requis à l’origine.
Bonjour,
Juste une petite réaction concernant cette possible restriction de la session de ratrapage.
Publié 11 avr 2007 à 13:13 ¶Celle ci est tout à fait justifiée, et pas seulement pour d’obscurs motifs budgétaires!
D’une part, la mise en place du système LMD a fait littéralement explosé les taux de réussites des 3 premières années de droit. Juste pour la 2ème, on est passé d’environ 30% à plus de 60 et ce avant délibérations. Si à court terme, l’étudiant peut s’en réjouir, il ne faut pas occulter le fait qu’à long terme, il s’agit purement et simplement d’une dévaluation des diplomes universitaires…qui ne valaient déjà pas grand chose sur le marché du travail. En outre, la sélection pour les 3èmes cycles sera toujours aussi rude et ne plus avoir redoubler sera très certainement insuffisant (ce à quoi il faut ajouter que, LMD oblige, les niveaux de la plupart des concours de catégorie A seront remontés au master 2…).
D’autre part, les nouveaux taux de réussites ont pour conséquences de ne laisser sur le carreau que les étudiants les plus médiocres qui, manifestement, ne rattraperont pas un an de retard (au moins…) entre le mois de mai et celui de juin. Il s’agit donc effectivement d’une perte de temps pour eux, comme pour les correcteurs.
Enfin, si le critère d’une moyenne de 8/20 est effectivement retenu, il permet tout d même à un étudiant qui a eu un « accident » dans une matière de la repasser à la seconde session. Quant aux autres, ils redoubleront ou feront autre chose. Après tout, on y est tous passé et on y a survécu. L’université est selective…un point c’est tout!
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[...] Etait principalement à l’ordre du jour la question de la modification du règlement des examens de licence : comprendre, la modification des règles du rattrapage, ce dont on a parlé très brièvement. [...]
[...] Etait principalement à l’ordre du jour la question de la modification du règlement des examens de licence : comprendre, la modification des règles du rattrapage, ce dont on a parlé très brièvement. [...]
[...] coeff 8. Les modalités des examens font qu’il est assez peu probable que j’ai même le droit d’aller au repêchage. [...]
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